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Le Havre : l'agression de 2 surveillants de prison requalifiée en tentative d'assassinat terroriste

La prison de Saint-Aubin-Routot près du Havre où s'est produit l'agression / © France 3 Normandie
La prison de Saint-Aubin-Routot près du Havre où s'est produit l'agression / © France 3 Normandie

La section antiterroriste du parquet de Paris précise les charges qui pèsent sur le détenu de 25 ans. Jeudi 20 juin, il a porté des coups à 2 surveillants. Ce vendredi 21 juin, les surveillants de prison de St Aubin Routot ont manifesté devant l'établissement.

Par S. Callier et AFP


L'agression de deux surveillants de la prison du Havre jeudi matin par un détenu condamné pour s'être rendu en Syrie faire le jihad armé a été requalifiée en "tentative d'assassinats terroriste", a annoncé vendredi le parquet de Paris.


   "Les premiers éléments de l'enquête", notamment des témoignages qui laissent supposer une intention homicide et une préméditation, "ont conduit la section antiterroriste du parquet de Paris à requalifier les faits en tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé le parquet.

Ces détenus radicalisés sont imprévisibles. La veille tout s'était bien passé

 
St Aubin Routot : les surveillants de prison alertent sur les détenus radicalisés
Reportage de Bénédicte Drouet et Anne-Laure Meyrignac

"Nos quartiers ne sont pas adaptés" alertent les surveillants de St Aubin Routot


Les faits se sont déroulés à 07H00, à l'ouverture de la cellule. Le détenu de 25 ans condamné en 2017 pour participation à association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste, a frappé les deux agents avec un pied de la table en fer de la cellule. Écroué en 2015, il était libérable en 2022. Selon les syndicats il a crié à plusieurs reprises "Allah akbar". Selon FO, il a aussi utilisé un morceau
de miroir.

"On demande le transfert des détenus radicalisés dans des établissements spécialisés. Nos quartiers ne sont pas adaptés. On n'a aucune formation. Ici, on a 10 radicalisés regroupés dans une aile mais quand ils vont en activité ou au parloir ils se fondent dans la masse et croisent forcément les 260 autres détenus, ce qui favorise la diffusion de leur message", a déploré M. Blothiaux interrogé par l'AFP.  


    Les investigations sont confiées à la police judiciaire de Rouen, à la section antiterroriste, la sous-direction antiterroriste et la Direction générale de la sécurité intérieure.
 

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