Le Havre : les urgences des cliniques doivent fermer temporairement faute de médecin

Trouver un médecin urgentiste au Havre devient un problème. Pendant le mois de septembre 2021, les deux cliniques privées de la ville sont contraintes de fermer temporairement leur service d’urgence.
La clinique des Ormeaux située au Havre contrainte de fermer temporairement.
La clinique des Ormeaux située au Havre contrainte de fermer temporairement. © Clinique des Ormeaux

C’est habituellement une porte qui n’est jamais fermée : celle des urgences des deux cliniques privées du Havre. Cependant les habitants de la cité Océane doivent composer avec ce manque de service. En effet, les urgences de la clinique des Ormeaux sont fermées pendant certaines plages horaires (du 9 septembre 17h au vendredi 10 à 9h) faute de médecins. La seconde clinique du Havre fermera son service urgence adultes ce dimanche 12 septembre 2021 (le service devrait reprendre à partir de minuit). 

Une situation qui laisse perplexe plusieurs riverains :

Il y a beaucoup de gens qui habitent aux alentours et qui n’ont pas de médecins et qui n’ont pas les moyens et qui viennent aux urgences. Je ne sais pas comment ça va finir tout ça.

Un patient de la clinique des Ormeaux

« Ça fait 18 mois qu’on est dans une période difficile »

Les patients doivent donc se rendre en périphérie à l’hôpital public. Un pic de fréquentation d’une centaine de patients est attendu à l’hôpital Jacques Monod pour ce dimanche.

Une prévision confirmée et anticipée par le directeur de l'hôpital Jacques Monod  Martin Trelka : « on a fait un appel au volontariat pour avoir plus de personnes présentes dimanche. On a presque trouvé tout le monde. Ça va être difficile. Mais je crois que ce n’est pas la difficulté qui nous fait peur, ça fait 18 mois qu’on est dans une période difficile, c’est un sujet en plus. On aurait préféré qu’il n’arrive pas mais c’est comme ça on a pas le choix ! »

Vers d’autres pénuries de médecins ?

Elisabeth Legagneux, représentante syndicat SUD de l’hopital Monod est inquiète pour les prochains mois : « les équipes n’ont que deux bras et deux jambes, ils vont pas pouvoir être partout. Ils vont prioriser bien-sur leurs urgences mais je pense que ca va ajouter du travail en plus alors que les équipes sont en sous-effectifs."

L'Agence Régionale de Santé rappelle qu'il faut tout d'abord composer le 15 ou le 116 117 en cas d'urgence.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société économie polémique