Transat Jacques Vabre : l'avenir des océans, sur les pontons du départ au Havre... et dans la course

C'est une belle collection de poissons que le public est invité à reconstituer sur un grand panneau, à quelques mètres des bateaux amarrés au Havre. Cette Fresque conçue par l'artiste havrais Teuthis appuie la campagne de signature de "l'appel pour l'Océan, bien commun de l'humanité".  
Transat Jacques Vabre 2019 - Au départ de la course, la fresque collaborative proposée au public pour sensibiliser à l'avenir des océans.
Transat Jacques Vabre 2019 - Au départ de la course, la fresque collaborative proposée au public pour sensibiliser à l'avenir des océans. © Guénolé Seiler - France Télévisions
Cet appel "Ocean as common" a été lancé en 2018 par l'ancienne navigatrice et aujourd'hui députée européenne Catherine Chabaud. Déjà signé par de nombreux navigateurs, c'est un appel au secours : 
« Nous, signataires du présent Appel, considérons que l’intégralité de l’Océan est menacée et demandons instamment que tous les espaces marins, côtiers comme hauturiers, soient considérés comme le bien commun de l’Humanité. ».
Un traité est en cours de discussion à l'ONU sur l'avenir des océans. La fresque réalisé au Havre pourrait être déposée à New-York au siège de l'ONU en 2020 pour appuyer cet appel "Ocean as common".   
Une action soutenue par la Transat Jacques Vabre et plus globalement par l'organisation IMOCA.

Plaidoyer pour la préservation des océans également samedi après-midi lors du baptême du bateau Time for Océans de Stéphane le Diraison et François Guiffant, avec Yann Arthus Bertrand dans le rôle du parrain. Et Yann Arthus Bertrand de rappeler notamment : "Depuis les années 1950, l'humanité a produit plus de 8 milliards de tonnes de plastique, et 70 % de ces plastiques sont aujourd'hui dans la nature".

Les microplastiques présents en mer, Fabrice Amadeo pourrait bien les analyser lors du Vendée Globe 2020-2021. C'est en tout cas l'évolution prévue de la valise "capteur" d'ors et déjà présente à l'avant de son IMOCA, et qui permet au navigateur d'envoyer des données de collecte à des réseaux de scientifiques, notamment ceux de l'Ifremer.   
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Parce qu’il n’est plus possible de faire comme si de rien n’était, parce que l’amoureux du large que je suis ne peut plus se permettre de traverser les océans à la recherche de ses seules limites personnelles, parce que le père que je suis a une responsabilité et un rôle de témoin envers ses enfants et la génération de ses enfants, j’ai décidé de donner un nouveau sens à ma vie de marin. Dorénavant, chaque mille parcouru en course ou hors course sera au service de la Science. J’ai installé sur mon bateau un capteur qui va réaliser des mesures de C02, salinité de l’eau, de température en surface et bientôt de présence de microplastiques. Objectif : fournir ces précieuses données à la communauté scientifique et mieux comprendre les effets du réchauffement climatique et des gaz à effets de serre sur nos océans. Mieux connaître leur état de santé et l’urgence d’AGIR ! . . #ocean #oceanpreservation #nature #oceanlover #ecologie #oceanography #bethegenerationofchange #planetearth . . @ifremer_officiel #onet #elephantbleu #artetfenetres @theoceanrace @imocaglobeseries @transatjacquesvabre @vendeeglobe2020 📸 @jeanmarieliotphoto

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 Autre exemple de l'engagement scientifique des skippers, le profiler Argo embarqué par le bateau d'Alexia Barrier et Joan Mulloy. Un appareil qui sera largué en mer afin de mesurer température et salinité de l'eau. Un dispositif déjà embarqué par les skippers lors de la Barcelona Race 2014-2015.

Dans cette Transat Jacques Vabre 2019, course au large, défense des océans et recherche scientifique vont de pair.
© Guénolé Seiler - France Télévisions







 
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