Vendée Globe : après son avarie, Charlie Dalin remonte et lorgne sur la première place

Le skippeur du Havre, Charlie Dalin, progresse dans ce Vendée Globe 2020 et est remonté, ce vendredi 18 décembre, à la deuxième place. A bord de son IMOCA Apivia, le Normand peut espérer retrouver sa première place dans le Pacifique.

Le skippeur du Havre, Charlie Dalin, progresse dans ce Vendée Globe 2020 et peut espérer retrouver sa première place dans le Pacifique.
Le skippeur du Havre, Charlie Dalin, progresse dans ce Vendée Globe 2020 et peut espérer retrouver sa première place dans le Pacifique. © David Ademas/MaxPPP

En tête du Vendée Globe depuis deux jours, Yannick Bestaven est au ralenti, ce vendredi 18 décembre, en raison d'une zone de vents légers. Derrière lui, le havrais Charlie Dalin a le vent en poupe et file vite pour tenter de reprendre la place de leader.

Bestaven (Maître Coq IV) est en première ligne, suivi de Dalin (Apivia) à 78 milles nautiques (144 km), devant Thomas Ruyant (LinkedOut), à 172 nm (318 km). Bien plus loin, Jean Le Cam (Yes We Cam!) se tient en quatrième position (375 nm soit 694 km).

C'est donc un groupe de trois marins qui emmène la flotte de la course autour du monde en solitaire et sans escale, dans le Pacifique, au large de la toute petite île Macquarie.

Une soute à voile inondée dans le trio de tête

Charlie Dalin, qui avait tenu les rênes pendant trois semaines à bord de son bateau de dernière génération, avait décroché lundi après une avarie. Tombé à la troisième place, il est remonté à la deuxième place, alors occupée par Ruyant. Ce dernier a choisi de prendre une option de route différente, plus au nord.

Ruyant a voulu accrocher une dépression, un choix qui se joue toujours à quitte ou double. D'autant que Ruyant a vécu un imprévu : sa soute à voile a été inondée.

"Il y avait une très bonne option à prendre. Je pense que Thomas avait prévu de faire ça avant son envahissement de soute à voile. Il y avait un très bon coup à jouer, mais le timing était serré, et son problème l'a mis hors timing, je pense", a commenté Dalin lors d'une vacation avec le PC course.

"Tout s'est assagi"

"J'ai une quinzaine de noeuds de vent, j'avance à 15 noeuds (28 km/h) et la mer s'est bien assagie. Si ça pouvait rester comme ça le reste du Pacifique, ça serait parfait. Quelques heures après avoir franchi la frontière entre le Pacifique et l'Indien, tout s'est assagi. C'est étonnant ! Comme s'il y avait une vraie barrière...", a souligné Dalin, qui ne s'emballe pas alors qu'il ne devrait pas tarder à tomber lui aussi dans des conditions sans vent : "Je fais du gain tout doucement".

Je ne me fais pas d'illusions : on va en avoir du vent amendonné ! Là, je vais refaire un point sur la navigation, manger un morceau, peut-être faire une sieste, c'est l'heure. Il est 14 heures !

Charlie Dalin

Devant lui, Bestaven souffre de ne pouvoir cavaler. Le Rochelais, qui avançait à 16 noeuds (30 km/h) jeudi soir, est tombé à 6 noeuds vendredi (11 km/h).

 

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