L’association Chêne d’Allouville-Bellefosse en Seine-Maritime appelle aux dons et aux parrainages de bébés phoques

Publié le Mis à jour le
Écrit par Karima Saidi

Depuis le début de l’été l’association Chêne a recueilli une dizaine de bébés phoques. Les bénévoles soigneurs s’occupent de les nourrir et de les surveiller avant de les relâcher à l’automne. Ils ont besoin de fonds pour assurer ces soins.

Kilimandjaro, alias Kili vient du Hourdel, Piton de la baie de Somme. Ces bébés phoques erraient sur la plage, à la recherche de leurs mamans.

Porteurs d’un cordon ombilical, ces veaux marins venaient à peine de naître.

A l’origine de leur abandon, la présence humaine. Leurs mères ont été dérangées par des touristes, des bateaux, des jet-skis ou encore des ULM.

Elles prennent peur et laissent leurs petits sur place. Ils sont incapables de se débrouiller seuls et sont voués à mourir de faim sur la plage s’ils ne sont pas pris en charge.

Lisa Lapierre responsable communication au Chêne.

Pourtant le dérangement de phoques en Baie de Somme est interdit, tout contrevenant s’expose à une amende de 750 euros

Trouvés par Picardie Nature, ils ont été rapatriés à l'association Chêne, le Centre d’Hébergement et d’Etude sur la Nature et l’Environnement, pour leur donner une seconde chance.

10 bébés phoques recueillis

8 autres bébés phoques ont trouvé refuge au Chêne cette année, des femelles et des mâles prénomés: Irazu, Florès, Chopine, Misti, Thor ou encore Milos. Des noms de volcans, c’est le thème retenu par les bénévoles cette année.

A leur arrivée ces veaux marins sont placés en quarantaine. Ils reçoivent dans une pièce à part, de la bouillie de harengs (450 ml, quatre fois par jour) et du réhydratant.  Deux soigneurs sont désignés papa et maman phoque.

Piton et Kili ont déjà été placés en extérieur. Les bénévoles ont commencé leur "force-feeding", des poissons entiers sont mis directement dans leur gueule. Les soigneurs s’occupent aussi des pesées, de la prise des températures, du bagage, et s’assurent que leurs excréments ont une bonne texture.

C'est la saison des parrainages

Des soins qui nécessitent du temps et de l’argent. Pour relâcher un phoque il faut compter 2500 euros de frais. Ainsi en 2014, l’association a dû débourser 40 000 euros, car elle avait accueilli 16 phoques cette année-là, un nombre record.

Le Chêne lance donc un appel aux dons et aux parrainages en ligne et au format papier. En 2020, 416 parrains et marraines ont fait preuve de générosité.

Les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66% et les parrains et marraines sont invités à assister au relâcher de leur filleul en milieu naturel à l'automne prochain.