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Rentrée scolaire sous haute sécurité en Seine-Maritime

Nicole Klein, préfète de la région Normandie, a réuni un état-major départemental de sécurité pour protéger, dès le 1er septembre  l'espace scolaire des écoles, collèges et lycées face à une menace terroriste
© France 3

Une vigilance renforcée

C'est dans un contexte de menace d'attentat ou d'acte de terrorisme que la rentrée scolaire de septembre 2016 se prépare. En Seine-Maritime, où l'on recense plus de 236.000 élèves, des mesures viennent d'être prises pour renforcer la sécurité et anticiper les risques. C'est ce qui a été annoncé vendredi dernier (26 août), à l'issue de la tenue d'un état-major départemental de sécurité, par Nicole Klein, préfète de la région Normandie et de Seine-Maritime.

Elle a d'abord précisé que "les récents attentats et le contexte de menace terroriste imposent une vigilance renforcée. La sécurité des élèves et des personnels éducatifs est une priorité absolue des services de l’État. Une coordination accrue des acteurs de la sécurité et de la communauté éducative est primordiale afin d’anticiper les risques, mieux protéger les bâtiments et surveiller leurs abords."


Les principaux axes des mesures de sécurisation de l'espace scolaire ont été ensuite présentés :





Un exercice "intrusion terroriste" en octobre

Nicole Klein a ensuite annoncé la dernière mesure prise lors de la réunion de l'état-major départemental de sécurité, celle de  l'organisation d'un exercice "à l'échelle de l'académie" le jeudi 13 octobre :


Selon l'Agence Normande d'Information, les enseignants de Seine-Maritime envisagent ces mesures avec circonspection. 
Au Snuipp-FSU (1er degré), on met en garde contre le risque "anxiogène"  d’exercices préparés par des enseignants  "mal formés". Le secrétaire général du syndicat des chefs d’établissement SNPDEN-Unsa relevait récemment  "l’absence de personnel"  dédié à la sécurité dans les établissements scolaires qui accueillent 1.000 à 2.000 personnes à la différence  "du moindre magasin de T-shirt".

A la FCPE, on met en garde contre le risque  "d’enfermement" des enfants en milieu scolaire.  "Ce n’est pas une prison", réagit Dominique Baud, secrétaire générale de la FCPE.
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