Alexandra Richard, condamnée à 10 ans de prison à Rouen pour avoir tué son conjoint violent fait appel

Alexandra, Richard, cette femme de 42 ans condamnée vendredi dernier à Rouen à 10 ans de prison pour l'homicide volontaire de son conjoint violent a fait appel de cette décision, a-t-on appris ce mardi auprès de la cour d'appel.
Le Tribunal de Rouen
Le Tribunal de Rouen © Hervé Colosio/ Francetv
"Il y a eu a minima un doute quant à l'intention de tuer", a justifié lundi à l'AFP Me Nathalie Tomasini, l'avocate de l'accusée, en annonçant cet appel que la cour a confirmé mardi. 
 

Retour sur les faits

Le 16 octobre 2016, Alexandra Richard avait tiré sur son conjoint de 36 ans avec un fusil de chasse à leur domicile de Montreuil-en-Caux, alors que celui-ci, alcoolisé, venait de se lever de son fauteuil en la menaçant de lui "défoncer la gueule".
    
Lors de l'audience devant la cour d'assises de Seine-Maritime jeudi, l'avocate générale Corinne Gérard avait requis 10 ans de réclusion, mais pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
    
La défense avait demandé une requalification des faits en homicide involontaire.
Il s'agit d'un "tir accidentel. C'est corroboré par les conclusions des experts balistiques", a ajouté lundi Me Tomasini qui a été le conseil de Jacqueline Sauvage, condamnée pour avoir tué son mari avant d'être graciée fin 2016. 

Le conjoint d'Alexandra Richard était "vivant lorsque le samu est intervenu et ce pendant 30 minutes", a-t-elle aussi dit.
    

Le quantum de la peine", 10 ans de prison, "n'est pas acceptable",

Me Tomasini

Selon l'avocate, sa cliente a subi des violences à la fois physiques sexuelles et psychologiques de la part de son conjoint.
    

Même en prison, je dormais mieux qu'à côté de lui. Personne ne me frappait.

Alexandra Richard, à la barre du tribunal

L'avocate des parents du défunt, Me Rose-Marie Capitaine avait estimé jeudi qu'il n'était "pas possible de retenir l'homicide involontaire ou les coups mortels".
 

Si c'est pour faire peur, pas besoin de charger le fusil comme l'avait fait l'accusée. Il y avait des excès chez (la victime) mais de là à le présenter comme un tortionnaire, évitons ces excès.

Me Rose-Marie Capitaine avocate de la défense    


Une pétition intitulée "pas de prison pour Alexandra Richard", lancée avant le début du procès, affichait mardi plus de 39.400 signatures.
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