Armada 2019 : le dispositif sécuritaire exceptionnel a été une réussite

Rouen : une patrouille de la police nationale sur la Seine entre les deux quais de l'Armada le mardi 11 juin 2019 / © France 3 Normandie / Image extraite de la vidéo du JRI Olivier Flavien
Rouen : une patrouille de la police nationale sur la Seine entre les deux quais de l'Armada le mardi 11 juin 2019 / © France 3 Normandie / Image extraite de la vidéo du JRI Olivier Flavien

Après 10 jours de festivités sur les quais, l'heure est au bilan pour les autorités. Aucun incident grave n'est a déplorer.

Par Maxime Fourrier

L'édition 2019 de l'Armada de Rouen semble avoir été celle de tous les records. Pour le moment, on ne connait pas encore le nombre de visiteurs sur les quais de Seine. Mais pour les autorités, il se compte en millions. 
Pour l'occasion, un dispositif de sécurité exceptionnel a été mis en place. Pour la première fois cette année, huit kilomètres de barrières ont été installées autour de l'Armada et un système de filtrage a régulé l'entrée des personnes. Le ministère de l'Intérieur avait classé l'Armada comme un "grand évènement" déclenchant ainsi des moyens considérable pour la protection du public.

L'évènement etait préparé depuis plus de dix-huit mois par 12 groupes de travail notamment pour le secours aux personnes, la sécurité ou la gestion de la Seine. - Pierre-André Durand, préfet de Normandie, préfet de Seine-Maritime

 

Un contexte terroriste

La cloture du périmètre avait été décidé dans "le contexte terroriste" dans le lequel se trouve actuellement le pays. Les autorités parlent d'une "préoccupation constante" pendant l'évènement. Après dix jours de festivités, la préfecture assure que le dispositif a plutôt bien fonctionné. Et malgré un nombre important d'agents de sécurité - plus de 300 - et des forces de l'ordre très présentes, l'Armada est restée un évènement serein, populaire et familiale. 

C'est un gros succès, des centaines de milliers de visiteurs se sont déplacées chaque jour. Samedi soir 'le 15 juin', plus de 50.000 personnes étaient présentes aux concerts sur la presqu'ile. - Pierre-André Durand, préfet de Normandie, préfet de Seine-Maritime

 


1,5 millions d'euros uniquement pour sécuriser le site

L'organisation de l'Armada avait recruté 300 agents de sécurité pour assurer les fouilles aux cinq entrées sur le site. De son côté, l'État a mobilisé plusieurs centaines de policiers, de gendarmes et de militaires de la force Sentinelle. Les services de la Préfecture n'ont pas souhaité donner plus de précisions sur le nombre des moyens humains mobilisés. Objectif : garder le dispositif secret pour la huitième édition de l'Armada. Enfin, en plus des caméras de la police nationale, 120 autres caméras avaient été installées uniquement pour l'évènement.
Entre le 6 juin et le 16 juin 2019, les forces de l'ordre ont procédé à cinq interpellations pour outrage, ivresse et une pour une agression sexuelle. Les cinq individus ont été placés en garde à vue et seront présentés à un juge. La police a également reçu 16 plaintes notamment pour vols et violences.

La Protection civile et la Croix-Rouge ont eux aussi veillé pendant 10 jours pour prendre en charge les victimes d'accidents graves ou bénins. Les 300 secouristes, 20 médecins du SAMU ont participé à 867 opérations de secours. Parmi elles, 100 ont nécessité une évacuation vers un centre hospitalier. Les services de secours sont intervenus à trois reprises pour des personnes en arrêt cardiaques. La préfecture déplore deux décès qui restent toutefois sans lien avec l'Armada. De son côté le SDIS a noté une augmentation de 25% des interventions dans l'agglomération de Rouen.
 
 

"Nous allons faire un retour d'expérience sur les quelques couacs"

Comme en 2013, la préfecture de Seine-Maritime va faire un bilan sécuritaire pour ne pas reproduire les mêmes erreurs lors de la prochaine édition. 

Nous avons une marge de progrès dans la fluidité des contrôles, reconnait Pierre-André Durand, préfet de Normandie, préfet de Seine-Maritime

Concernant le stand de vente de couteaux sur le site de l'Armada, la préfecture reconnait un couac qui a "vite été resolu". En réalité, le commercialisateur des stands n'aurait pas correctement vérifier les objets vendus sur celui-ci. 
 

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