Armada de Rouen 2019 : visitez le bateau espagnol El Galeon

El Galeon, réplique d'un galion espagnol est présent à l'Armada 2019. / © MR
El Galeon, réplique d'un galion espagnol est présent à l'Armada 2019. / © MR

Jeudi 6 juin 2019, ouverture officielle de l’Armada de Rouen. Le public est déjà présent et commence à visiter les premiers bateaux arrivés. Parmi eux, El Galeon Andalucia.

Par Mathilde Riou

El Galeon Andalucia fait partie des visites incontournables pour tous les fans de pirates. Cette réplique d’un galion espagnol du XVI ème siècle retrace l’histoire de l’époque de la marine marchande espagnole. C’est à bord de ces embarcations que les transports de marchandises étaient assurés. Les galions ont été les pionniers de la mondialisation.
 

La Junte d’Andalousie et la Fondation Nao Victoria sont les parrains de ce bateau. Celui-ci a été construit pour rester à côté du pavillon espagnol pendant l’Exposition universelle de 2010 à Shanghai et devenir ainsi ambassadeur de la Communauté Autonome d’Andalousie. Le navire a également reçu le prix Grand Voilier de la Fédération Espagnole de Voile.

El Galeon est un voilier à trois mâts et sept voiles. La poupe est décorée d’une représentation mariale, l’Esperanza du Triana, dont une réplique se trouve également dans le carré des officiers. Des bois de chêne, d’iroko et de pin composent sa structure.
 

A bord de cette réplique un véritable musée a été installé vous permettant de revivre la vie de l’équipage au XVIIème siècle lors des traversées marchandes. Films, panneaux et photos vous expliquent le quotidien de l’équipage et les traversées.

Les instruments de navigation

© MR
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Sans GPS, les marins devaient être capables de calculer la position des navires en mer, suivre le cap et éviter les dangers. La boussole, le cadran, astrobale, le sablier, la ligne de sonde et le loch étaient les instruments de navigation utilisés par les pilotes des galions espagnols.
 

La vie à bord

La journée était divisée en six gardes de 4 heures au cours desquelles l’équipage se répartissait les travaux de navigation, les tâches de maintenance et d’autres de la vie à bord du navire. Chaque garde était sous la supervision de l’un des officiers du navire-pilote, maître et contremaître, avec un tiers des marins et mousses.

Les principaux aliments que l’on trouvait à bord étaient le vin et le bizcocho, pain à base de grosse farine cuit deux fois. Il y avait d’autres éléments indispensables tels que les légumes, la faine, le poisson, la viande salée, le fromage et les fruits secs. Les plats étaient cuisinés dans un poêle à bois, placé sur le pont principal, très bien surveillé pour éviter tout incendie. Les mousses annonçaient les repas en chantant « Celui qui ne vient pas, ne mange pas ».
© MR
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Les traversées étaient difficiles et la navigation laissait peu de temps à la détente. « Jouer, discuter et lire » étaient les seules distractions des hommes. Malgré l’interdiction des jeux à bords, des cartes à jouer et des dés circulaient sur les ponts sans toutefois le cacher. Les marins misaient leurs caleçons, leur argent et leurs armes.
 

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