Confinement Coronavirus : les prisons de Normandie s'organisent

Les mesures de confinement prises par le gouvernement s’appliquent également en prison. Tous les centre pénitentiaires normands ont suspendus l’accès aux parloirs depuis mardi 17 mars.

Depuis le mardi 17 mars, les détenus des maisons d'arrêt et centres pénitentiaires normands ne peuvent plus voir leurs proches. Comme partout ailleurs en France l’accès aux parloirs est interdit. Les ateliers, ainsi que les formations en interne ont été également suspendues.

Les détenus comprennent la situation. On leur a expliqué que ces mesures avaient pour but de les protéger eux et nous également. Ce n’est pas parce qu’on est en prison que l’on est à l’abri du virus »
Emmanuel Garrido – Adjoint au délégué régional de la direction interrégionale de Rennes et délégué syndical SPS.

Les promenades sont toujours autorisées mais elles sont limitées à des sorties par petits groupes. Le sport est également possible dans la cour des établissements mais pas les matchs de football afin d’éviter les contacts.
Une continuité du suivi médical est maintenue, avec la distribution de médicaments et la venue de médecins sur place. Mais les extractions vers l’hôpital sont limitées aux cas très graves.

Du côté judiciaire, il n’y a plus d’extraction vers le Palais de justice. Les plupart des procès ayant été annulés. Les entretiens judiciaires se font désormais par visio-conférence.

Dans l'administration pénitentiaire nous avons des plans d'activités prévus en cas de crise pour savoir quels dispositifs nous maintenons, comme l'approvisionnement par exemple, et ceux que nous devons abandonner. 
Direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Ouest. 


Les agents des centres pénitentiaires ont quant à eux systématisé les gestes barrière: les surveillants portent tous des gants, mais le port du masque n’est pas encore généralisé.
A Rouen, la centaine de surveillants de la maison d'arrêt Bonne-Nouvelle s’organise au mieux pour limiter les absences, et faire un planning tournant.

Des surveillants-stagiaires sont entrain d'être dispatchés dans les différents sites nationaux pour renforcer les effectifs. En effet l’école nationale de l’administration pénitentiaire ((ENAP) basée à Agen est fermée depuis lundi 16 mars. 

On sait que si la situation dure trop longtemps, sans les activités et parloirs, la tension risque de monter jour après jour. Il ne faut pas oublier qu’une prison c’est une cocotte-minute ».
Emmanuel Garrido – Adjoint au délégué régional de la direction interrégionale de Rennes et délégué syndical SPS. 

Pour l'instant aucun cas de contamination au Covid-19 n'a été déclaré dans les prisons normandes.

En cas de contamination, nous mettrons en place un confinement renforcé, et surtout nous chercherons l'orgine de l'infection. La prison est un lieu compliqué pour gérer ce genre de crise sanitaire. 
Direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Ouest. 

L'ensemble des services pénitentiaires espèrent que ce confinement sera le plus court possible.