Démantèlement d'un réseau de frères roumains qui prostituaient des femmes au Havre et à Rouen

Photo d'illustration / © Rémy Gabalda/ AFP
Photo d'illustration / © Rémy Gabalda/ AFP

Une quarantaine de femmes étaient prostituées et victimes d'"ultra-violence", selon une source policière.  Une quinzaine de personnes a été interpellée dans 6 villes françaises dont Rouen et le Havre. 

Par S. Callier et Agence France Presse


Huit personnes ont été écrouées, une neuvième est placée sous contrôle judiciaire.  Ce réseau de prostitution est "hors norme" par son "organisation très structurée" et "sa grande mobilité", a commenté mardi auprès de l'AFP une source policière. 

 
    Quinze personnes ont été interpellées la semaine dernière à Rouen, Besançon, Tours, Le Mans, Le Havre et Mulhouse, a annoncé lundi la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy.

    Neuf ressortissants roumains ont été mis en examen pour "prostitution de plusieurs personnes, traite des êtres humains et blanchiment en bande organisée", ainsi que pour "association de malfaiteurs". 


Des prostituées victimes de coups, insultes par leurs compatriotes roumains

"Ce réseau structuré postait des annonces de rencontres sur internet pour des prestations tarifées dans des hébergements temporaires ou des hôtels à bas prix", selon la Jirs.

    Les membres de la bande, ainsi que leurs victimes, sont originaires d'une commune située au nord-est de Bucarest.

    Une quarantaine de prostituées, des jeunes majeures pour la plupart, ont été identifiées. Certaines étaient les compagnes des suspects. 

Un an d'enquête avec la sûreté départementale du Havre 


Plusieurs fratries composaient le groupe criminel qui officiait sur le territoire depuis deux-trois ans. Il est arrivé avec un ou deux proxénètes et quelques filles, puis s'est développé", avec des bénéfices atteignant 150.000 euros par mois, a détaillé M. Droguet. 

    L'enquête a été menée par la Direction interrégionale de la police judiciaire de Strasbourg, la Sûreté départementale du Havre et l'OCRTEH ( l'Office central pour la répressionde la traite des êtres humains). pendant plus d'un an. 


    Lors des perquisitions, quelques dizaines de milliers d'euros ont été saisis. "On a démantelé une organisation implantée en France, mais le réseau dépasse le cadre français. On pense que certaines victimes ont été exploitées à l'étranger, en Autriche, en Allemagne et en Angleterre", a relevé le patron de l'OCRTEH.

 

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