Des exosquelettes pour soulager le dos des agents du CHU de Rouen

Ce robot d'assistance est le nouvel allié des agents de production de la cuisine centrale du CHU de Rouen. Un bijou de technologie qui permet de diminuer les risques de blessures et la pénibilité au travail.

Quand la technologie se met au service des travailleurs. Depuis le 12 février, des agents de production de l'Unité centrale alimentaire du CHU de Rouen sont équipés de deux exosquelettes pour ménager leurs épaules et leur dos lorsqu'il faut soulever des charges. Le but : éviter des troubles musculo-squelettiques à long terme. 

"Ces machines soulagent les mouvements de port de charge au-dessus de ce qu'on appelle la ligne de coeur, c'est-à-dire les mouvements au niveau des épaules", explique Cédric Roquigny, cadre responsable du secteur répartition des plats. "Ca permet aux agents d'effectuer les mêmes tâches mais dans des conditions de travail beaucoup moins difficiles", ajoute Eric Evrard, directeur de l'UCPA.

durée de la vidéo: 01 min 38
Un robot pour soulager le dos

Des gestes répétitifs

Dans cette unité située à Bois-Guillaume, 12 000 plats sont préparés quotidiennement par les 120 agents à destination des patients, des agents hospitaliers ou encore des médecins. Une activité où les articulations des épaules et du dos sont fortement sollicitées. 

Même si les charges ne sont pas forcément lourdes, on répète toujours les mêmes gestes. C'est très simple à porter et on sent vraiment que ça soulage.

Eva, agent à l'UCPA

"Ca pèse 2 kilos. Au départ ça fait bizarre mais une fois habitué on ne le sent plus", ajoute Eva. L'utilisation des exosquelettes nécessite une formation d'une demi-journée pour apprivoiser ce bijou de technologie.

Soulager la pénibilité oui, mais pas question pour autant de remplacer l'homme. "Sur les 12 000 repas préparés quotidiennement, il y 80 régimes différents. Donc c'est très difficile de tout automatiser. Il restera beaucoup d'activités manuelles", explique Eric Evrard.

Des robots financés grâce aux dons pendant le confinement

Ces deux exosquelettes, qui coûtent 5.000 euros l'unité, ont pu être financés grâce aux dons reçus par le CHU de Rouen lors du premier confinement. "La direction générale a proposé un appel à projet pour redistribuer les dons, notamment en lien avec la qualité de vie au travail. Notre projet d'exosquelettes a été retenu', indique Eric Evrard.

Trois autres exosquelettes ont été commandés par le CHU de Rouen.  Ils seront prochainement testés dans des services de soins pour aider au soulèvement ou au transport des patients. 

Des jambes robotisées pour remarcher

Si les exosquelettes sont utilisés dans certaines entreprises, notamment dans des usines automobiles, pour soulager la pénibilité au travail, ils permettent également de faire des miracles. Près d'Evreux, dans l'Eure, le robot Atalante permet de faire remarcher des personnes paraplégiques ou tétraplégiques. Ces robots d'assistance ont un bel avenir devant eux.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
technologies économie santé société