Don d'organes et greffe : on fait le point sur les démarches pour être donneur

Publié le Mis à jour le
Écrit par OA

La journée de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs a lieu ce mercredi 22 juin 2022. Quelles sont les démarches pour être donneur ou faire connaître son refus ? Les détails ici.

En France, en 2021, 5 276 greffes, tout organe confondu, ont pu avoir lieu. Une augmentation de 19,3% par rapport à l'année 2020. Une année touchée par la crise du covid-19 qui a ralenti le nombre de greffes réalisées (4417 greffes effectuées en 2020). En Normandie, ce sont les CHU de Caen et de Rouen qui sont dotés d'équipes autorisées à pratiquer des greffes cardiaques et rénales : 15 greffes de cœur ont été possibles en 2021 dans la région et 169 greffes de rein. Ces pratiques chirurgicales sont souvent vitales pour les personnes qui en bénéficient. Aujourd'hui en France, 66 000 personnes vivent grâce à un organe greffé.

A l'occasion de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs on fait le point sur le don d'organe en France.

Le don d'organes et de tissus sur personnes décédées

Le don d'organes et de tissus post-mortem représente 92% des dons dans l'hexagone. En France, chaque individu est présumé donneur depuis la loi Caillavet du 22 décembre 1976. Ce principe a été réaffirmé par la loi du 26 janvier 2016. Comme le souligne l'Agence de biomédecine sur son site internet, c'est "au nom de la solidarité nationale" que le principe du consentement présumé a été choisi. "La loi indique que nous sommes tous donneurs d’organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus d’être prélevé." Le don d’organe et de tissus est encadré par la législation en matière de bioéthique et l’Agence de la biomédecine organise le système de transplantation.

Les trois grands principes du don d'organes sont le consentement présumé, la gratuité du don et l’anonymat entre le donneur et le receveur (source : agence de la biomédecine).

 Principe du "consentement présumé" : en France, la loi indique que nous sommes tous donneurs d’organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus de donner (soit en informant ses proches, soit en s’inscrivant sur le registre national des refus).

 Gratuité : le don d’organes est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie de ce don.

 Anonymat : le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, et réciproquement. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes, si elle le demande.

Ainsi, il n’est pas nécessaire d’avoir une carte de donneur (puisque chaque personnes est un donneur présumé). Depuis l’année 2018, l’Agence de la biomédecine a choisi de ne plus diffuser cette carte qui pouvait induire en erreur certaines personnes.

Refuser le don d'organe post-mortem

Toute personne peut refuser le prélèvement de ses organes en s'inscrivant au registre national des refus des dons d'organes. Et avant tout prélèvement d'organes, les équipes médicales doivent systématiquement consulter le registre national des refus de dons d'organes.

Une personne peut également exprimer son refus par écrit et confier ce document à un proche. Ce document est daté et signé par son auteur identifié par l'indication de ses nom, prénom, date et lieu de naissance.

Le refus de prélèvement des organes est révisable et révocable à tout moment. L'équipe de coordination hospitalière de prélèvement prend en compte l'expression de volonté la plus récente.

Pour exclure seulement certains organes du don après la mort, il vous suffit de l'indiquer sur papier libre, ou de prévenir votre famille. L'inscription sur le registre n'est dans ce cas pas nécessaire.

Toutes les informations sont à retrouver sur le site service-public.fr.

Le don d'organe de son vivant

Il est également possible de faire don de ses organes de son vivant. Il concerne essentiellement l'un des deux reins. Le don de son vivant ne peut bénéficier qu'à un proche malade de son cercle familial ou ayant un lien affectif "étroit et stable" depuis au moins deux ans avec le donneur. 

Il faut être majeur et remplir certaines conditions médicales strictes pour vérifier si la personne peut subir une intervention chirurgicale sans risque et pour s'assurer qu'il n'est pas porteur de certaines maladies transmissibles. Enfin, il doit exprimer son consentement devant le président du tribunal de grande instance un magistrat désigné par lui. Une décision révocable à tout moment jusqu’à l’opération.

Toutes les informations ici

En France, la répartition des greffons se fait à l'échelle nationale.