"Economiquement, c'est très difficile" : le président de l'hôtellerie-restauration en Seine-Maritime alerte l'Etat

Alors que les restaurants et bars sont toujours fermés au moins jusqu'au 20 janvier, Philippe Coudy le président de l'Union des Métiers et des industries de l'hôtellerie fait part de ses inquiétudes pour la profession.

Restaurant fermé en raison de la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 à Rouen (Seine-Maritime)
Restaurant fermé en raison de la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 à Rouen (Seine-Maritime) © D. Lefauconnier / France Télévisions

Officiellement, bars et restaurants ne rouvriront pas avant le 20 janvier 2021. Mais au vu du report des ouvertures dans le monde de la culture et d'un niveau de contamination à la Covid-19 qui reste sur un plateau haut dans la population française, il paraît probable que cette date soit repoussée. 

Économiquement, c'est très dur pour tout le monde : discothèques fermées depuis 11 mois, des bars fermés depuis presque six mois, des restaurants fermés quatre mois et demi, des hôtels sans mobilité touristique ou professionnelle et puis des traiteurs sans événementiel, comment voulez-vous que la solution économique soit simple ?

Philippe Coudy, président de l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie

Quel est l'état de santé des restaurants, bars et hôtels en Seine-Maritime ?

Le président de l'UMIH a lancé un appel à l'aide au gouvernement sur le plateau du 19/20 Normandie. Selon lui, "les aides de l'Etat sont suffisantes depuis le 1er décembre 2020. Il y a un effort de fait. Mais on a un peu oublié le mois de novembre et surtout les mois d'avril et de mai pour lesquels le fond de solidarité n'a pas été déplafonné. Et on le demande à l'Etat".

Une situation difficile aussi pour le personnel

Le constat que la situation économique est difficile pour les entreprises de l'hôtellerie-restauration vaut aussi pour le personnel. 

Je n'oublie pas non plus nos salariés qui ont perdu leurs pourboire et 16% sur les salaires nets (en raison du taux de prise en charge du chômage partiel NDLR). Ils ont aussi perdu toutes leurs heures supplémentaires.

Philippe Coudy, président de l'UMIH 76

Le représentant du secteur s'inquiète aussi pour le moral des chefs d'entreprise. "Je ne sais pas si vous imaginer le fait de ne plus du tout travailler, de ne plus avoir aucune recette dans une entreprise. C'est calamiteux et psychologiquement très destructeur" poursuit-il.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie confinement santé société covid-19