Naoufal Ibn Ziaten, un des fils de Latifa Ibn Ziaten, soupçonné d'avoir inventé une agression

Naoufal Ibn Ziaten, un des fils de Latifa Ibn Ziaten, avait affirmé vendredi 12 juillet qu'il avait été victime d'une violente agression, la veille au soir, alors qu'il rentrait chez lui près de Rouen. Il aurait inventé cette histoire pour couvrir une bagarre. Il est ressorti de garde à vue samedi.

Naoufal Ibn Ziaten, l'un des fils de Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime du jihadiste Mohammed Merah en 2012,  est sorti de garde à vue et sera convoqué
devant le tribunal samedi soir (13 juillet). Il avait été placé en garde à vue pour "dénonciation mensongère de crime ou délit", a appris franceinfo samedi 13 juillet auprès du procureur de la République de Rouen, confirmant une information du Parisien. Son frère adoptif de 23 ans avait également été placé en garde à vue.

Naoufil Ibn Ziaten, âgé de 30 ans, avait affirmé vendredi qu'il avait été violemment frappé par plusieurs hommes vers 20 heures en rentrant chez lui près de Rouen. Il disait que l'ami qui l'accompagnait avait été également agressé. Les deux hommes s'étaient rendus au CHU de Rouen.

Contacté vendredi matin par nos soins, son avocat Maître Méhana Mouhou nous avait détaillé le "passage à tabac" des deux hommes.

La porte d'entrée du domicile a été forcée, Naoufal Ibn Ziaten a tenté de se réfugier dans la cour de maison mais ses agresseurs (au moins 3) sont passés par la lucarne. Ils l'ont ensuite fracassé, la tête contre le mur... c'est horrible il y avait du sang au sol et sur le mur.
 

D'après l'AFP, une source policière a indiqué que "d'après les premières constatations, les enquêteurs ont eu des doutes très rapidement". "Au vu des constatations, vu que la thèse de l'agression n'était pas crédible, les versions des deux supposées victimes étaient contradictoires".
Les deux hommes se seraient en réalité battus entre eux avant d'inventer plus tard le récit d'une agression.
               
"Les deux personnes étaient concubins, une relation dont n'avait pas connaissance la famille. Ils se seraient battus  entre eux", a affirmé cette source. Le soir des faits, "le fils serait rentré tard, une bagarre a éclaté, il y a eu du sang".

Il y a un mois des tags antisémites avaient été retrouvés sur la maison de sa mère


Maître Méhana Mouhou disait qu'on ne pouvait pas exclure un lien avec l'affaire Mérah.

En avril dernier, c'était le procès qui a vu la condamnation dAbdelkader Merah pour complicité des assassinats de son frère Mohammed Mérah, en juin c'est le domicile de la famille Ibn Ziaten qui est tagué avec des inscriptions de menace de mort et 30 jours plus tard, c'est un des fils qui est passé à tabac. Nous verrons ce que les enquêteurs verront comme lien ; un lien qu'on ne peut exclure.


Mais d'après l'AFP, selon la même source policière, ces révélations jettent de "sérieux doutes" sur l'affaire des tags survenue il y a un mois, lorsque des menaces et des inscriptions à la gloire du tueur jihadiste avaient été découvertes au domicile de Latifa Ibn Ziaten. 
"Les enquêteurs ont de sérieux doutes sur des tags faits par des personnes extérieures", d'autant que "les tags sont intervenus juste avant que la police ne prévoie de retirer la protection policière" de Latifa Ibn Ziaten.
 

Latifa Ibn Ziaten est devenue un symbôle de la lutte contre la radicalisation


Rappelons que Latifa Ibn Ziaten est la mère d'Imad Ibn Ziaten, première victime du jihadiste Mohammed Merah qui, en mars 2012, a tué trois soldats puis, dans l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse, un professeur de religion, ses deux fils et une fillette de 7 ans. 
Latifa Ibn Ziaten est devenue un symbôle de la lutte contre la radicalisation. Elle se bat pour renouer le dialogue avec les jeunes des quartiers en difficulté. En 2012, elle a fondé l'association IMAD pour la jeunesse et la paix, dont l'objectif est de promouvoir le vivre ensemble et de lutter contre la radicalisation.

 

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