Nouvelle journée de manifestation et de blocages dans les ports normands

Sue les quais rive droite à Rouen / © Frédéric Nicolas
Sue les quais rive droite à Rouen / © Frédéric Nicolas

Une manifestation  matinale se dirige vers la préfecture à Rouen par les quais de Seine rive droite. Du côté du port, des opposants à la réforme des retraites sont rive gauche du côté de Moulineaux.  Les transporteurs et professionnels de la logistique appellent à l'aide. 

Par S. Callier/Agence France Presse


Les manifestants ont tenté de se rassembler sur le rond point de la CARSAT à Rouen. Ils ont été délogés par les forces de l'ordre. Une manifestation s'est improvisée en direction de  la préfecture avenue Pasteur. L'heure de pointe est difficile pour les automobilistes. 

 "Ville morte", "port mort" sont les objectifs de la CGT pour ce 22 janvier. 

Il y a eu une "intervention massive de la police et gendarmerie avec beaucoup de lacrymogène et on s'est fait évacuer", a expliqué Gérard le Corre pour la CGT. 

    La préfecture de Seine-Maritime a confirmé à l'AFP un "blocage d'un des accès à la ville". "La circulation a été rétablie sur intervention des forces de l'ordre" qui ont dû user de gaz lacrymogènes après sommations, selon la même source, précisant que les protestataires étaient "une grosse centaine".

 
Le groupe de manifestants devant la préfecture à Rouen / © Maxime Fourrier/France Télévisions
Le groupe de manifestants devant la préfecture à Rouen / © Maxime Fourrier/France Télévisions
Un rassemblement a lieu à l'entrée du port, rive gauche, sur la route de Moulineaux. 

"C'est complétement suicidaire" pour la présidente de l'OTRE (PME des transports routiers)

  "Le problème, c'est que ça fait presque deux mois que ça dure, que les bateaux n'arrivent plus, qu'ils vont ailleurs", a-t-elle ajouté.
    Face à cette situation, l'OTRE réclame "un service minimum" dans les ports et des aides financières "ponctuelles".

            De leur côté, TLF, TLF Overseas et la FNTR ont demandé au gouvernement de débloquer les ports. Ces fédérations souhaitent à présent intenter une action en justice, les pouvoirs publics ayant "clairement refusé" leur demande.

            Des "constats d'huissiers" sont en cours dans différents ports, ont prévenu les trois organismes, qui veulent "mettre en cause l'inaction de l'État" et "faire respecter le droit de travailler des entreprises et des salariés".
         
           
 

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