Entamé en mars, le tour de France de la transformation du réseau des "bureaux de tabac" s'achève ce 18 juillet à Rouen avec une réunion régionale
 

Célèbres pour leur enseigne en forme de carotte rouge, les bureaux de tabac ne sont pas des commerces comme les autres. Les buralistes sont en effet les seuls en France à être autorisés par l'Etat à vendre du tabac. Ils vendent aussi d'autres produits de l'administration fiscale comme les timbres.  Avec les différentes campagnes de santé publique visant à réduire le nombre de fumeurs en France, la baisse des ventes des cigarettes, la hausse du prix du paquet : l'avenir de la profession est menacé. 

VIDEO : Philippe Coy, président national des buralistes, explique comment les 24.500 buralistes français s'organisent et diversifient leurs activités pour rester un acteur majeur de l'économie et conserver leurs 10 millions de clients quotidiens.


 

S'adapter et se diversifier

Si la transformation du réseau des buralistes passe par une réduction programmée et progressive de la vente des cigarettes cela implique la diversification des sources de revenus. Le passage à la cigarette électronique est une première étape. Ce sont donc plusieurs nouvelles activités, voire plusieurs autres métiers que les buralistes des années 2020 devront exercer.

Moins de tabac mais plus de jeux (avec de nouveaux accords avec la Française des Jeux et le PMU), plus d'activités bancaires (notamment avec le réseau "Nickel") et plus de services (comme les colis ou la vente à emporter). La principale nouveauté serait, en plus de la vente de timbres postaux et de timbres fiscaux, la mise en place d'autres tâches pour le compte de l'administration fiscale.

Parmi les projets à l'étude : faire  des bureaux de tabac des "points d'encaissement"  de la fiscalité pour des paiements en numéraires.


Des produits du terroir ?

VIDEO : Emmanuel Magniez, président de la chambre syndicale des buralistes de Seine-Maritime, explique comment les 580 buralistes seino-marins s'adaptent à la transformation de leur métier. Parmi les idées retenues pour l'automne 2018 : celle de faire des bureaux de tabac des points de vente des produits agricoles locaux, du "terroir".
Un moyen d'être au cœur des fameux "circuits courts" de plus en plus recherchés par les consommateurs.
 


Une réunion régionale

Ce mercredi 18 juillet 2018, après une visite de plusieurs bureaux de tabac de l'agglomération rouennaise, Philippe Coy, devait présider au Clos de la Vaupalière une réunion des buralistes de l'Eure, de la Seine-Maritime mais aussi de l'Île de France pour présenter et préparer la transformation et l'évolution de cette profession.