Rouen : Borealis, usine Seveso seuil haut à l'arrêt suite à “un échauffement électrique”

L'usine Borealis de Grand-Quevilly (Seine-Maritime) est à l'arrêt le mardi 1er octobre, suite à une panne électrique. Le site de production d'engrais est classé Seveso seuil haut tout comme celui de Lubrizol victime d'un incendie le 26 septembre 2019. / © S. L'Hôte / France 3 Normandie
L'usine Borealis de Grand-Quevilly (Seine-Maritime) est à l'arrêt le mardi 1er octobre, suite à une panne électrique. Le site de production d'engrais est classé Seveso seuil haut tout comme celui de Lubrizol victime d'un incendie le 26 septembre 2019. / © S. L'Hôte / France 3 Normandie

Cinq jours après l'incendie de l'usine Lubrizol, le site de fabrication d'engrais Borealis a déclenché son plan d'organisation interne ce mardi matin après une perte d'alimentation électrique. Le site est également classé Seveso seuil haut comme Lubrizol.

Par Marc Moiroud-Musillo avec AFP

Mardi 1er octobre 2019, une usine chimique, classée Seveso seuil haut à Grand-Quevilly, près de Rouen, a été "mise à l'arrêt" depuis 7 heures 45, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime, précisant qu'il n'y avait pas d'incendie, ce que conteste la CGT. 
  
"L'usine Borealis (production d'engrais) (...) a déclenché son POI (Plan d'Organisation Interne) à la suite d'une perte d'alimentation électrique nécessite sa mise à l'arrêt pour mise en sécurité de l'installation", a indiqué la préfecture dans un communiqué, cinq jours après l'accident de l'usine chimique Lubrizol à Rouen. 

Selon les premières constatations, "cette perte d'alimentation électrique serait due à l'échauffement d'une cellule du poste électrique principal", a ajouté la préfecture. 
    
Contactés par l'AFP, les pompiers de Seine-Maritime n'ont pas souhaité s'exprimer. La ville de Grand-Quevilly a publié sur son site une information aux populations et le communiqué de l'entreprise.
 
© Site de la ville de Grand-Quevilly
© Site de la ville de Grand-Quevilly

 


Un rat entré dans un transformateur

A l'origine de cet arrêt, "ce serait un rat qui serait entré dans un transformateur. Ce n'est pas bon pour les installations parce que normalement, elles s'arrêtent petit à petit. On a des produits dangereux. Mais ça a disjoncté. Cela arrive fréquemment explique Pascal Tailleux, délégué syndical CGT Borealis.

  

Arrêt de l'usine Borealis calssée Sevso : réaction d'un délégué syndical
Mardi 1er octobre 2019, l'usine d'engrais Borealis de Grand-Quevilly a été mise à l'arrêt vers 7 heures 45 suite à une panne électrique. Le site est classé Seveso seuil haut, comme celui de Lubrizol. Découvrez la réaction de Pascal Tailleux, Délégué syndical CGT Borealis. - Frane 3 Normandie - S. Gérain / S. L'Hôte

A ma connaissance, à ce stade il n'y a pas de risque quant à la sécurité des installations. Mais on n'aime pas ça, ça génère un gros stress chez les salariés", précise Madame Poupin.

 

Une usine voisine de Lubrizol

L'usine Borealis est située à environ quatre kilomètres au sud-est de l'usine Lubrizol, où un spectaculaire incendie a eu lieu jeudi matin, déclenchant un important nuage de fumée noire, aux conséquences sanitaires et environnementales qui inquiètent habitants et agriculteurs.


Un nuage orange au-dessus du site en 2014

Le 4 juillet 2014, une fumée jaune-orangée provenant de l'usine d'engrais Borealis de Grand-Quevilly (ex Grande-Paroisse) avait inquiété des habitants. Les pompiers et Air Normand avaient été alertés. 

L'usine procédait au redémarrage d'un atelier de fabrication d'acide nitrique. Elle avait déclaré cette intervention aux autorités, qui jugeaient ce dégagement orange sans danger. 

 

Des activités chimiques et de production d'engrais


 Selon le site internet de Borealis, l'usine de Grand-Quevilly, situé dans la zone portuaire de Rouen, "est le plus grand site de production de Borealis Chimie" et "produit des fertilisants pour l'agriculture ainsi que des solutions pour réduire les émissions polluantes des industries et des transports routiers".

    De plus, "le site produit des intermédiaires industriels utilisés dans la chaine de production des engrais azotés et également dans d'autres industries (métallurgique, agro-alimentaires, etc.)".
  
 En 2013, le géant pétrolier français Total avait cédé ses activités de fertilisants en Europe, composées du numéro un français du secteur GPN et d'une part majoritaire dans le Belge Rosier, à l'autrichien Borealis.
 

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