Rouen : soutenu par LREM, Jean-Louis Louvel cherche à se désengager de Paris-Normandie

Jean-Louis Louvel à Rouen, sur l'une des terrasses du Hangar 107 en juin 2019 / © France 3 Normandie / Image extraite de la video du JRI Eric Proença-Pina
Jean-Louis Louvel à Rouen, sur l'une des terrasses du Hangar 107 en juin 2019 / © France 3 Normandie / Image extraite de la video du JRI Eric Proença-Pina

C’est désormais officiel. Le chef d’entreprise et propriétaire de Paris-Normandie Jean-Louis Louvel briguera la mairie de Rouen aux prochaines municipales en mars 2020 avec le soutien de la République en Marche. Quid de son avenir à la tête de Paris-Normandie ?
 

Par Frédéric Nicolas, avec l'AFP

Lundi 14 octobre, la République en Marche dévoilait une liste de 21 candidats pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020. Parmi eux, le patron de PGS et propriétaire du quotidien normand, Paris-Normandie, Jean-Louis Louvel.

Il a été préféré à Marine Caron et à Robert Picard. Soutien ne signifie pas investiture. Il n’aura donc pas l’étiquette exclusive de LREM. Jean-Louis Louvel a par ailleurs déjà reçu le soutien du Modem et d’Agir, la droite constructive.

Jean-Louis Louvel va-t-il quitter Paris-Normandie ?

Une casquette de plus pour le Rouennais de 53 ans. A la tête du leader de la palette en bois en Europe depuis 1993, du Rouen Normandie Rugby depuis février 2017 et actionnaire principal de Paris-Normandie, il réfléchit sérieusement à se désengager de ce dernier.

Dans un entretien à l’AFP, mardi 15 octobre, il explique chercher « un actionnaire bienveillant » pour reprendre une partie de ses parts afin de ne pas nuire à l’image du journal.
Depuis 2017, Jean-Louis Louvel détient 90% des parts de Paris-Normandie, via sa holding Fininco Médias.  Il précise qu’il ne souhaite surtout pas céder des parts à « un homme d’affaires ».

« Je cherche une solution à long terme avec un associé du monde des médias »


Le patron de presse souhaite « rester actionnaire pour pouvoir injecter si nécessaire de l’argent » car la situation de Paris-Normandie « reste fragile ».

Mais l’option de vendre toutes ses actions n’est pas écartée non plus. « Si demain, je n’ai que cette solution-là, avec un interlocuteur que je sens bien, je le ferai ». Il espère avoir trouvé une solution d’ici « fin octobre / début novembre ».

Une manière de faciliter le travail des journalistes ?


Du côté des journalistes, cette clarification est attendue. « On lui avait dit à plusieurs reprises que ça allait envoyer une très mauvaise image de Paris-Normandie » a confié à l’AFP Anne Bouchet, déléguée SNJ du journal.

Mais, « aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’il envisage, nous n’avons aucune information officielle de sa part, les salariés de Paris-Normandie sont dans l’attente, dans l’inquiétude ».

 

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