Raymond Domenech se livre «Tout seul», et il n'est pas tendre

 L'ancien sélectionneur des Bleus sort un livre au vitriol. Il n’est pas encore sorti, mais il fait déjà beaucoup jaser.

Il vient juste de sortir, mais il fait déjà beaucoup de bruit. «Tout seul», le livre de Raymond Domenech sort en librairie aujourd'hui, le coach revient sur son mandat  à la tête de l’équipe de France. Et il n’y a pas que des mots tendres.

La Coupe du monde 2006: «Une tragédie»


Il aurait pu être le second sélectionneur français à ramener une Coupe du monde. Il a finalement échoué en finale contre l’Italie. «Je repense à cette finale comme à une tragédie», explique Domenech. Avant cela, il y a le quart de finale maitrisé contre le Brésil: «un match d’anthologie, sans doute le plus beau de toute ma carrière de sélectionneur». A cette époque, on lui prêtait un rôle de marionette, les pleins-pouvoirs étant dans les mains de Zinédine Zidane. «L'autorité du leader s'avérait incontestable. Personne n'a pu prendre la place de Zidane, patron aussi évident avec l'équipe que joueur exceptionnel sur le terrain».

Raymond Domenech peut-il revenir en Ligue 1?


C’est peu dire que les relations entre Yoann Gourcuff et Franck Ribéry ont fait couler beaucoup d’encre. Si le conflit, au moins en public, s’est calmé, Domenech a peut être rallumé les braises. La scène se passe avant le premier match du Mondial 2010, contre l’Uruguay. «Je dis à Gourcuff: ‘’Je t'ai donné les clés, à toi de jouer!’’. Le pire à ce moment précis est le regard de Franck Ribéry: J'ai vu dans ses yeux la haine, le mépris ou la jalousie. Il ne l'aime pas c'est certain», assure Raymond Domenech. Et quelques jours plus tard, avant une rencontre contre le Mexique: «Quand Ribéry et d'autres avaient tué la séance parce que Gourcuff se trouvait dans leur équipe: Gourcuff n'a rien vu, il a subi et je me suis dit qu'il restait dans son monde des bisounours».

«Il y a des petits cons», avait prévenu Thuram


Les relations entre Domenech et ses joueurs ont rarement été simples. Pas forcément avec Lilian Thuram, qui confie un jour de 2008 au sélectionneur: «Il y a des petits cons, entendez-moi bien, coach, des petits cons». Qui vise-t-il? On ne le sait pas vraiment, mais Domenech raconte ses accrochages avec différents joueurs en bleu. Karim Benzema? En 2008 «Il a la morgue d'un grand joueur sans en être encore un». Mais «heureusement pour lui, Benzema, talent exceptionnel, a su se remettre en cause lorsque José Mourinho est devenu coach du Real.» Samir Nasri? «Il symbolise cette dérive des joueurs ne pensant qu'à leur gueule. Au sein d'un groupe, il vient toujours appuyer là où ça fait mal et révèle la faille au lieu de la colmater».