Bordeaux rejoint Evian au Stade de France !

Bordeaux s'est qualifié pour sa première finale de Coupe de France depuis 1987 en s’imposant (2-1) à Troyes. Les Bordelais affronteront Evian-Thonon-Gaillard, le 31 mai au Stade de France.

Bordeaux, triple vainqueur de l'épreuve, s'était imposé en finale il y a 26 ans, en dominant Marseille. Le 31 mai, les Girondins tenteront de remporter un nouveau trophée face à Evian/Thonon, qualifié la semaine dernière en surclassant Lorient (4-0).

Voir le reportage de Nicolas Morin
Coupe de France Troyes / Bordeaux

La joie à la fin du match - images Eric Barrère



Le vin contre l’eau !
Une finale inédite qui offrira au vainqueur un ticket pour la Ligue Europa la saison prochaine.
Ce mardi soir dans l’Aube, le club aquitain a validé son ticket pour la grande finale du football français, amateurs et pros confondus. Les Aubois ouvraient la marque dès la 7e minute : lancé dans l’axe par une lumineuse ouverture de N'Sakala, Bahebeck profitait d’une erreur de Lamine Sané, trop court, pour récupérer le ballon. L'attaquant troyen trompait Carrasso du plat du pied droit, le ballon filant au ras du poteau (1-0).

© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Les Bordelais réagissaient immédiatement : sur une bon centre de Mariano, Diabaté écrasait trop son coup de tête face à Dreyer, heureux de capter le cuir sans souci (13e). Puis Grégory Sertic inquiétait le gardien troyen sur une frappe surpuissante (25e). Les Girondins dominaient territorialement tandis que Troyes procédait par contre-attaques. Bordeaux poussait, à l’image d’un tir de Diabaté contré par Jarjat (33e), mais Carrasso sauvait les siens sur une nouvelle action de classe de l’intenable Jean-Christophe Bahebeck qui tirait sur le portier adverse dans un angle très fermé (38e). Les visiteurs égalisaient juste avant la pause sur une belle action collective conclue par un centre travaillé de Mariano –bien lancé côté droit- pour Diabaté qui ne laissait aucune chance à Dreyer (1-1, 41e).
Le FCGB appuyait sur l’accélérateur en début de seconde période. Un beau une-deux entre Poko et Obraniak voyait le Gabonais trop enlevé son tir (52e). Colin répliquait par un tir de l’extérieur qui passait nettement à côté (62e). Les hommes de Francis Gillot trouvaient l’ouverture juste après : sur une longue ouverture en direction de Diabaté lancé dans l’axe, la défense troyenne se tuait elle-même, Bréchet marquant contre son camp en voulant dégager (1-2).

Dix minutes plus tard, Carrasso sauvait les siens sur un tir à bout portant de Marcos après un bon travail de Faussurier sur l’aile droite (73e). Mais les dernières tentatives troyennes ne donnaient rien, et Bordeaux obtenait son billet pour Saint-Denis. Une 10e finale dans une épreuve qui n’a pas toujours réussi aux Girondins (3 succès en 1941, 1986, 1987)..


Les déclarations d'après match

Ludovic Obraniak (milieu de terrain de Bordeaux) : "On va au Stade (de France), mais si on perd la Coupe, on ne sera pas dans le palmarès. L'objectif, c'est de focaliser la préparation pour aller gagner cette finale. Il y avait beaucoup de tension et de pression sur ce match-là. Cela peut arriver de faire des erreurs mais dans chaque match de Coupe de France on a donné un but quasiment. On l'a donné tôt, cela nous a donné le temps de revenir (rires). Cela prouve que cette équipe a une sacrée force de caractère. On a souvent dit cette année qu'on était plus dans la réaction que dans l'action, mais on est plutôt bon aussi dans la réaction.
On a un parcours assez laborieux, on est passé à chaque fois par la petite porte mais je trouve que ce soir on a été costauds. C'est là qu'on voit que les matches en Europa League nous ont coûté beaucoup de jus mais nous ont amené de l'expérience.
C'est une qualification méritée. Si on gagne (la Coupe), ce sera une saison réussie".

Francis Gillot (entraîneur de Bordeaux) : "C'est un soulagement parce qu'on a eu beaucoup de mal, encore aujourd'hui. C'était le cinquième match à l'extérieur (en Coupe de France), on est toujours passé dans la douleur. On a pris un but d'entrée. On a fait beaucoup d'efforts pour revenir avant la mi-temps.
Quand on a marqué le deuxième but, on a reculé. On sent qu'il y a quand même des joueurs qui manquent de fraîcheur. C'est une saison très longue, très compliquée.
Il va falloir bien récupérer avant cette finale. Dès qu'on prend un but, on est dans la difficulté. Les joueurs ont eu le mérite de revenir assez vite. Après, cela s'est joué sur un coup de dés, un but contre son camp de Jérémie (Bréchet).
La chance a bien voulu nous sourire aujourd'hui. Je suis très content mais moi, c'est toujours intérieur. Je suis content pour les joueurs, le staff. Aujourd'hui, les supporteurs sont récompensés. J'espère qu'on va encore les récompenser dans 15 jours au Stade de France. On a quand même fait une bonne campagne européenne, une très bonne campagne en Coupe de France. En Championnat on n'a que trois points de moins par rapport à l'année dernière, ce n'est pas si mauvais que ça. Au niveau du jeu, on a fait moins de bonnes choses parce que les équipes changent tout le temps. Je suis obligé de changer les compositions d'équipe quand on joue tous les trois, quatre jours. On va faire une petite répétition contre (Evian) en Championnat (avant la finale), on va essayer d'en blesser un maximum (rires). C'est l'équipe en forme, Evian".

Jean-Marc Furlan (entraîneur de Troyes) : "Le mot est faible (déception). On ne rate pas notre match, au contraire. Les joueurs ont fait le match qu'il fallait.
Cette défaite et la façon dont c'est arrivé est un peu symbolique de la saison de ces garçons. C'est notre meilleur joueur de la saison qui fait le c.s.c (Jérémie Bréchet). Et derrière, on a une occasion pour revenir. Il n'y a que le sport qui réserve ce genre de situations. C'était une très belle fête organisée par le club.
C'était très émouvant de voir ce stade derrière cette équipe. C'est un groupe qui aurait mérité beaucoup mieux. Il n'y a pas de mots, pas d'explications, c'est ainsi.
Il faut juste dire que les Girondins sont en finale. C'est une grande tristesse. Les joueurs sont profondément tristes. Toute la difficulté maintenant c'est de remettre les cerveaux à l'endroit pour ce qui sera sans aucun doute le match le plus difficile de l'année (samedi en Championnat contre Bordeaux)".


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