L'Union nationale pour la prévention du suicide met les bouchées doubles cette année encore avec une grande journée dédiée à ce thème le 5 février prochain. Débats, colloques, conférences pour sensibiliser le milieu médical, les citoyens et les aider à déceler les personnalités fragiles.
Chaque année, plus de 10000 personnes se suicident en France ; ce qui représente un suicide toutes les 50 minutes. Encore ces chiffres sont-ils sous-estimés d'environ 20% selon un rapport du Haut Comité de la Santé Publique. Principale catégories touchées, les agriculteurs mais aussi les moins de 20 ans pour qui le suicide est la première cause de mortalité.Le suicide reste encore un sujet difficile à aborder. Mais dans le même temps, une enquête de la SOFRES démontre que 70% de la population française et 90% des adolescents souhaitent que l'on parle du suicide. Ce désir de parole indique sans doute que la prévention du suicide est possible, d'autant plus que près des 3/4 des suicidants ont montré des signes d'alerte plus ou moins perceptibles. Savoir les reconnaître peut aider à sauver des vies.
Dès demain à Saint-Benoit (86) une journée d'études sur le thème de la "Prévention du Suicide et de la Dépression" est organisée Salle La Hune de 9h à 17h30.
Le psychiatre Jean-Jacques Chavagnat y participera. Il milite notamment pour que la hauteur des barrières du nouvel aqueduc de Poitiers soit relevée. Trois personnes s'y sont déjà suicidées depuis son ouverture. Le docteur Chavagnat répondait aux questions de Sandrine Leclère dans notre Midi-Pile. Voici l'intégralité de son interview.
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