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Affaire Junca : Claude Ducos condamné à trois ans de prison

Ce vendredi 16, le procès en appel de Claude Ducos prend fin. Il a été reconnu coupable et condamné à 3 ans de prison pour avoir démembré le corps d'Alexandre Junca. Il s'agit de la peine maximum pour ce type de crime.
À Mont-de-Marsan, le deuxième jour du procès Junca s'est ouvert ce jeudi 15 décembre. Les médecins légistes témoignent. Reportage d'Elise Daycard et Clément Alet.
"Sa maman cherche la vérité, pour refaire le chemin d'Alexandre et l'accompagner où il est allé. Ce chemin s'arrête au coffre de la 605 de Claude Ducos", déclarait Me Mazza dans sa plaidoirie. Ce vendredi 16 décembre, l'affaire Junca touche à sa fin. Elle se referme sur le procès en appel de Claude Ducos, qui était soupçonné d'avoir démembré le corps d'Alexandre Junca en 2011.

Au terme de son procès, Claude Ducos a été reconnu coupable des faits et condamné à 3 ans de prison avec un mandat de dépôt, pour qu'il soit incarcéré le soir même. Ainsi qu'une interdiction des droits civils, civiques, et de famille pendant 5 ans. Pour ces deux peines, il s'agit du maximum prévu par la loi pour ce type de crime.

Condamné en juin dernier à 3 ans de prison pour "recel et atteinte à l'intégrité d'un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime", le chasseur retraité a toujours clamé son innocence. Il était le seul des 4 condamnés à avoir fait appel.

Au cours de ces trois jours de procès, les preuves ont semblé s'accumuler contre lui. Mercredi 14 décembre, le meurtrier d'Alexandre, Mickaël Baerhel, passait à la barre pour témoigner. Il a maintenu sa version des faits : Claude Ducos est bien venu chercher le corps de l'adolescent. Quand il l'a ramené, 10 jours plus tard, il était en morceaux dans des sacs, qu'ils ont tous deux reversés dans le Gave de Pau.

Une version corroborée par les médecins légistes. Ce jeudi 15 décembre, ils ont indiqué que le profil de Claude Ducos était compatible avec le démembreur du corps d'Alexandre. Ils l'ont affirmé : sans aucun doute, les méthodes utilisées sont les mêmes que celles d'un chasseur.

► Le suivi du procès en direct par Elise Daycard :

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