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Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes : le socialiste Alain Rousset élu haut la main

© Maxppp
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Le socialiste Alain Rousset, à la tête de la région Aquitaine depuis 1998, a été élu dimanche président de l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes avec une nette avance sur sa rivale de la droite et des centres, Virginie Calmels (44.3% contre 34%).

Par Bernard Dussol

Le PS obtient donc 107 sièges dans la nouvelle assemblée régionale, contre 47 pour la liste de Virginie Calmels, l'alliée d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux. Alain Rousset était arrivé en tête au premier tour, avec 30,4% des voix contre 27,2% à Virginie Calmels. En troisième position, le Front national et sa tête de liste Jacques Colombier recueillent un peu plus de 21% des voix au second tour. Ce score est  en léger recul par rapport à dimanche dernier (23,2%) mais en progression notable par rapport aux régionales de 2010 (8% à périmètre comparable), qui assurera au FN 29 conseillers régionaux.

Au terme d'une campagne rude, marquée par de vifs échanges avec une Virginie Calmels pugnace et très critique sur son bilan à la Région, Alain Rousset aura finalement fait le plein des voix de gauche, profitant sans doute davantage que sa rivale d'une participation en hausse (57,7% contre 51% au premier tour). Il a bénéficié du report des voix écologistes, grâce à la fusion avec la liste EELV menée par Françoise Coutant, qui avait obtenu 5,6% des suffrages au premier tour (moitié moins qu'en 2010), et d'au moins une partie de celles du Front de gauche même si son candidat malheureux, Olivier Dartigolles (4,85% des voix au premier tour), n'avait pas donné de consigne de vote au second tour.

Erosion par rapport à 2010

Malgré cette nette victoire, le président sortant de la Région Aquitaine subit une forte érosion des voix par rapport aux régionales de 2010, où il avait recueilli 56,48% des voix à périmètre comparable. Un recul d'ailleurs épinglé dimanche soir par Virginie Calmels lorsqu'elle a reconnu sa défaite. Mais la première adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, une novice en politique, auparavant dirigeante d'entreprises de l'audiovisuel, placée par Les Républicains à la tête d'une alliance de la droite et des centres (LR-UDI-MoDem-CPNT) cède elle aussi du terrain. Elle n'a recueilli que quelque 34% des voix alors que la droite et le MoDem totalisaient près de 41% des suffrages en 2010 à périmètre comparable.

Virginie Calmels était arrivée en tête au premier tour dans les quatre départements de Poitou-Charentes, et même en Corrèze, département du président François Hollande, mais cela n'a pas suffi. L'appel lancé le soir même du premier tour aux électeurs du FN à voter pour elle afin de faire échec à Alain Rousset l'aura peut-être même desservie, particulièrement auprès d'électeurs centristes traditionnellement hostiles aux idées de l'extrême droite.

C'est sans doute le cas dans les Pyrénées-Atlantiques -département pourtant contrôlé par l'alliance Les Républicains et le MoDem de François Bayrou- où Alain Rousset a obtenu dimanche près de 48% des voix, contre seulement 35,2% à Virginie Calmels. A Pau, la ville dont François Bayrou est le maire, le candidat socialiste obtient même la majorité absolue des suffrages (50,6%, contre 34% à la droite).

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