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Manifs en série à Bordeaux

Manifestation contre la venue du militant d'extrême droite Alain Soral à Bordeaux / © France 3 Aquitaine
Manifestation contre la venue du militant d'extrême droite Alain Soral à Bordeaux / © France 3 Aquitaine

Pas moins de 4 manifestations étaient organisées cet après midi à Bordeaux. Rive droite, 2 cortèges se répondaient au sujet de la construction d'une mosquée et rive gauche 2 autres manifestations s'opposaient au sujet de la venue du militant d'extrême droite Alain Soral.

Par Delphine Vialanet / A.H.

Le Front National avait appelé à manifester ce samedi contre le projet de construction d'un lieu de culte musulman rive droite à Bordeaux à 15h. La rassemblement de près de cent cinquante personnes avait lieu rue de la Benauge au niveau de la caserne des pompier. Au même moment, une contre-manifestation était organisée, toujours rive droite, quai des Queyries. En réponse, le même nombres de militants de gauche s'étaient rassemblés. La préfecture de Gironde avait formellement interdit aux deux cortèges de se retrouver face à face. 

Peu avant cela vers 14h30 rive gauche, dans le quartiers Saint Christoly, une cinquantaine de personne s'était rassemblée pour protester contre la présence à Bordeaux d'Alain Soral. L'essayiste et militant d'extrême droite était venu dédicacer son livre Espace Athénée. Alain Soral était soutenu par près de soixante dix personnes. 

Manifestations en série

Naïma Charaï, la conseillère régionale d'Aquitaine écrit au CSA

Après l'émission, Des Paroles et des Actes ce jeudi 6 février, deux membres du conseil national du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d'Harlem Désir et Naïma Charaï, présidente de l'Agence national pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) ont saisi le CSA. Dans une lettre envoyée à son président, ils qualifient l'intervention d'Alain Finkielkraut «d'inacceptable» et «dangereuse». Ils s'inquiètent précisément de l'usage par le philosophe de l'expression «Français de souche», «directement empruntée au vocabulaire de l'extrême droite».


Le philosophe Alain Finkielkraut a répondu à cette lettre sur le site du Figaro.fr

Je suis totalement abasourdi. Hier soir, lors de l'émission Des paroles et des actes, j'ai dit que face à une ultra droite nationaliste qui voulait réserver la civilisation française aux Français de sang et de vieille souche, la gauche a traditionnellement défendu l'intégration et l'offrande à l'étranger de cette civilisation. La gauche en se détournant de l'intégration abandonne de fait cette offrande. Manuel Valls a expliqué que nous avions tous trois -lui-même, David Pujadas et moi - des origines étrangères et que c'était tout à l'honneur de la France. J'ai acquiescé mais j'ai ajouté qu'il «ne fallait pas oublier les Français de souche». L'idée qu'on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complétement délirante. L'antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où la seule origine qui n'aurait pas de droit de cité en France, c'est l'origine française. Mes parents sont nés en Pologne, j'ai été naturalisé en même temps qu'eux en 1950 à l'âge de un an, ce qui veut dire que je suis aussi Français que le général de Gaulle mais que je ne suis pas tout à fait Français comme lui. Aujourd'hui, on peut dire absolument n'importe quoi! Je suis stupéfait et, je dois le dire, désemparé d'être taxé de racisme au moment où j'entonne un hymne à l'intégration, et où je m'inquiète de voir la gauche choisir une autre voie, celle du refus de toute préséance de la culture française sur les cultures étrangères ou minoritaires. L'hospitalité se définit selon moi par le don de l'héritage et non par sa liquidation."

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