Le maire de Dolus-d'Oléron signe le permis de construire du McDo

Grégory Gendre, le maire de Dolus-d'Oléron a signé le permis de construire pour le McDo qui doit s'implanter sur sa commune. Il le fait contraint et forcé par la décision de la cour administrative d'appel de Bordeaux.

Le permis de construire du McDo est signé
Le permis de construire du McDo est signé © Maxppp
"Et un Mac carbone pour Oléron, un !" c'est avec ces mots que Grégory Gendre, le maire de Dolus-D'oléron explique avoir signé ce 16 octobre le permis d'implantation d'un établissement MacDonald's sur sa commune. Une signature contrainte par la décision de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 11 octobre.

Signer ce permis aujourd'hui est une obligation, s'interroger sur ses conséquences est une nécessité. 


 Le permis sera affiché en mairie pendant deux mois, au bout desquels les travaux commenceront si de nouvelles procédure ne viennent pas les retarder. La commune dispose elle aussi de deux mois pour se pourvoir en cassation. Une décision qui n'est pas exclue pour obtenir une analyse juridique précise sur la décision de la cour concernant le problème de l'accessibilité de l'établissement et les astreintes que la commune devra payer.

Et Grégory Gendre de conclure en expliquant : "après la commune d'Aubierre dans le Puy-de-Dôme, (Dolus) sera la deuxième collectivité où une personne morale extérieure (nous) impose un aménagement du territoire sans prendre en considération ses impacts à court, moyen et long terme."
 À Aubière dans le Puy-de-Dôme, le maire refusait l'installation d'un établissement Burger King pour des raisons de circulation lui aussi. C'est le préfet du département qui l'avait contraint à signer le permis de construire. Ironie de l'histoire, le même préfet lui a écrit le 16 mai dernier pour lui signaler que de nombreux riverains s'étaient plaints des conditions de circulations et de stationnement aux abords du Burger King. Il lui demandait d'user de son pouvoir de police pour y mettre fin.
 Ce à quoi le maire avait répondu que ce courrier le laissait perplexe compte tenu de la teneur de leurs anciens échanges. Et il précisait  "  Je vous invite à continuer de faire usage des larges pouvoirs de subsitution dont vous êtes titulaire. Il me semble un peu tard pour se soucier enfin du sort de ce quartier; sort qui résulte uniquement de la posture de l'État depuis maintenant 3 ans."
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