Congrès sur la lutte contre le sida à La Rochelle : la fin de l'épidémie semble réalisable d'ici 2030 selon les experts

 La société française de lutte contre le sida, se réunit en congrès cette fin de semaine à la Rochelle. Des experts vont débattre pendant deux jours à La Rochelle des innovations thérapeutiques.
 
La PrEP, un traitement préventif.
La PrEP, un traitement préventif. © FTV
Le 20e Congrès National de la Société Française de Lutte contre le Sida se déroule à partir de ce jeudi à La Rochelle. Médecins, chercheurs, psychologues et experts vont échanger pendant deux jours sur les innovations en matière de traitement mais aussi sur la qualité de vie des patients porteurs du virus.

On prend un comprimé en prévention et il n'y a plus de transmission du virus 

Le congrès est co-présidé par Mariam Roncato-Sabéran qui est médecin infectiologue à l'hôpital de La Rochelle. Cette spécialiste, était l'invitée de notre édition de midi sur France 3 Poitou-Charentes.
 
Dct Mariam Roncato-Sabéran - Infectiologue, co-présidente du congrès annuel de la  société de lutte contre le SIDA
Dct Mariam Roncato-Sabéran - Infectiologue, co-présidente du congrès annuel de la société de lutte contre le SIDA © FTV
Elle estime que la fin de l'épidémie semble envisageable d'ici l'horizon 2030.

Cela semble réalisable grâce au préservatif et à la PrEPn, un traitement préventif. C'est une vraie révolution, on a vraiment démontré à la fois dans les études et dans la vie courante que l'utilisation de la PrEP réduit le nombre d'infections par le VIH parmi les gens qui l'utilisent et qui sont potentiellement très à risque de la transmission du virus. On prend un comprimé soit tous les jours soit de façon séquentiel en fonction du risque et il n'y a plus de transmission de virus, le médicament vous protège comme un préservatif chimique contre l'infection par le VIH.
-Mariam Roncato-Sabéran, médecin infectiologue.

En 2018, le nombre de personnes séro-positives découvertes a diminué au niveau régional comme au niveau national mais selon Mariam Roncato-Sabéran, on peut encore mourir du sida si on tarde à se faire dépister.

Les gens qui viennent nous voir sont porteurs du virus depuis plus de deux ans, nous ce qu'on voudrait, c'est que les personnes qui savent qu'elles ont pris un risque viennent nous voir rapidement pour être dépistées et traitées.

 
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