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Terrorisme : Kamel Daoudi assigné en résidence à Saint-Jean-d'Angély interrompt sa grève de la faim

© Hugo Lemonier FTV
© Hugo Lemonier FTV

Kamel Daoudi, assigné à résidence à Saint-Jean-d’Angély en Charente-Maritime a arrêté hier la grève de la faim qu’il avait entamée le 7 février. Cet ex-jihadiste soupçonné d'avoir préparé un attentat contre l'ambassade des Etats-Unis à Paris avait été condamné à six ans de prison.

Par Valérie Prétot

Kamel Daoudi, condamné pour terrorisme en 2005 a mis fin mardi à sa grève de la faim dans la nuit de lundi à mardi à Saint-Jean-d'Angély où il est actuellement assigné à résidence. C'est ce qu'il a annoncé sur son compte twitter.


Cet ex-jihadiste avait cessé de s'alimenter et de boire le 7 février pour protester contre ce qu'il qualifie d'assignation à résidence "à perpétuité". 

Cet Algérien de 43 ans assigné à résidence depuis 2008, voulait protester contre l'adoption début février en commission des lois de l'Assemblée nationale d'un texte qui doit être voté demain. Cet article de loi devrait permettre de prolonger la contrainte qui pèse sur lui sans limite de temps
L'amendement fait suite à une censure partielle du Conseil constitutionnel, qui en décembre avait recadré l'assignation à résidence.
Le nouveau texte précise "qu'au-dela d'une durée de cinq ans", le maintien de l'assignation doit invoquer "des circonstances particulières justifiant cette prolongation".
Ce qui revient à pouvoir le maintenir à perpétuité, selon Kamel Daoudi qui dénonce une disposition contraire à la Convention européenne des droits de l'Homme.

Fin 2005, il avait été condamné en appel à six ans de prison et à une interdiction définitive du territoire pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et déchu de sa nationalité française.
Membre d'une groupe islamiste affilié à Al-Qaïda, il était soupçonné d'avoir préparé un attentat contre l'ambassade des États-Unis à Paris.
La Cour européenne des droits de l'Homme avait toutefois interdit son expulsion en raison du risque de torture en Algérie, pays qu'il avait quitté à l'âge de 5 ans.

 En novembre 2016 suite à une nouvelle perquisition dans le cadre de l'état d'urgence, Kamel Daoudi a été assigné en résidence à Saint-Jean-d'Angély en Charente-Maritime où il vit depuis dans un hôtel.


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