La finale de Top 14 entre La Rochelle et Toulouse, une revanche qui ne dit pas son nom

L’affiche de la finale de Top 14 est maintenant connue. Elle opposera le Stade Rochelais au Stade Toulousain, comme lors de la finale de Coupe d’Europe en mai. Un scénario qui crée, dans les deux camps, une sorte de rivalité. Sans qu’elle soit pleinement avouée.

© Xavier Leoty - MaxPPP

On prend les mêmes, et on recommence. Le Stade Rochelais connaît à présent son adversaire pour la finale du Top 14, le 25 juin prochain : ce sera le Stade Toulousain. La même affiche qu’un mois plus tôt, en finale de coupe d’Europe. Le Stade Toulousain l’avait alors emporté 22-17.

Après leur qualification le 19 juin contre l’Union Bordeaux-Bègles (24-21), les Toulousains n’ont pas échappé à la fameuse question du remake de la finale de Champions Cup du 22 mai dernier. Pour l’entraîneur du Stade Toulousain, Ugo Mola, ce n’est pas une surprise. Il avait d’ailleurs émis cette hypothèse juste après la finale de coupe d’Europe et le justifie : "Forcément, quand vous avez le premier et le second qui réalisent une saison pleine sur la scène nationale et européenne, il y a des grandes chances de se recroiser."

Pour autant, le coach toulousain voit le Stade Rochelais comme un rival, parmi tant d’autres : "Les rivalités sont nombreuses parce que jamais le Top 14 n’a été aussi homogène, d’un week-end à l’autre, on peut se retrouver mis à mal par n’importe quelle équipe." Peut-être aussi une manière de faire retomber un petit peu la pression sur son équipe avant ce choc. Cette saison, Rochelais et Toulousains se sont déjà affronté 4 fois, la finale de Top 14 sera la cinquième. "Si les Anglais avaient fait le job on se serait peut-être un peu moins croisé", ironise Ugo Mola en conférence de presse après la demi-finale.

Une finale, c’est "50-50"

La finale de coupe d’Europe qui se déroulait à Twickenham, en Angleterre, reste dans toutes les têtes. Peut-elle peser psychologiquement sur la manière d’aborder le match ? L’arrière Toulousain Thomas Ramos n’y croit pas. "Tous les matchs sont différents. Ça sera un autre contexte, on sera en France, il y aura un petit peu plus de supporters. Il y aura peut-être aussi des équipes différentes au vu de l’état de forme et des blessures", prévient-il. Il semble vouloir se prémunir face à un excès de confiance. "Dans une finale, c’est 50-50. On ne peut pas prétendre être favori. Ils ont fait une grosse demi-finale. De notre côté on va bien récupérer pour essayer de gagner tout simplement", insiste Thomas Ramos.

Pour le coach toulousain, Ugo Mola, l’humilité est aussi de rigueur. "Si on est capable et en mesure de jouer notre rugby, peut-être que l’on aura une chance de gagner mais ce sera à 50-50", mesure-t-il. Avant de rajouter : "Que ce soit La Rochelle ou nous, forcément il y aura de la frustration à la fin du match mais nous aurons réussi, et l’un, et l’autre, une énorme saison."

De leurs côtés, les Rochelais ne s’avancent guère plus. La défaite en coupe d’Europe a laissé un goût amer. Invité du 19/20 le 19 juin, Pierre Venayre, le directeur général du Stade Rochelais, s’est également vu posé la question d’un second affrontement La Rochelle-Toulouse en finale. Tout en précisant que, quel que serait l’adversaire, son équipe allait se concentrer sur elle-même, Pierre Venayre a laissé transparaître un petit sentiment revanchard.

VIDÉO. La réponse complète de Pierre Venayre dans le 19/20 du 19 juin 2021

Si aucune des deux équipes ne dit vouloir aborder la rencontre avec un sentiment revanchard, on distingue déjà une forte détermination dans les deux camps. Entre les lignes, la communication fait transparaître un match qui sera, de toutes manières, spécial. Au moins dans les déclarations, la finale est déjà lancée.

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