La Rochelle : l’ADN des poissons papillon retracée par des scientifiques pour la première fois en Europe

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Écrit par Lauriane Nembrot, Malvina Raud, Olivier Riou
durée de la vidéo : 01min 41
C’est une première scientifique européenne. L’Aquarium de La Rochelle a pu retracer l’ADN de poissons papillon et en faire naître seize en captivité. Un taux inédit pour cette espèce. ©France télévisions

C’est une première scientifique européenne. L’Aquarium de La Rochelle a pu retracer l’ADN de poissons papillon et en faire naître seize en captivité. Un taux inédit pour cette espèce.

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L’Aquarium de La Rochelle compte pas moins de 600 espèces de mammifères marins. Mais aujourd'hui, une espèce bien particulière attire l’attention. Celle des poissons papillon.

Les chercheurs de l’aquarium de La Rochelle viennent de retracer son ADN. Grâce à cette découverte, seize poissons de cette espèce atypique, encore peu connue des scientifiques, ont pu naître en captivité. “Leur phase de vie est peu connue par la science”, assure Mathieu Coutant, directeur général de l'Aquarium de La Rochelle.

“C’est une vraie avancée”

Ces naissances sont un véritable succès pour l'établissement rochelais. Une fierté, d'abord, et une découverte scientifique majeure. “C’est une vraie avancée. On n’avait pas beaucoup de données sur cette espèce. On n’a trouvé aucune connaissance sur ce poisson avant nos recherches”, précise le directeur.

Grâce à cette reproduction à partir de larves, les scientifiques ont donc pu collecter des données précises sur la bibliographie et la généalogie de ces poissons. “Ce que la science connaît sur ces espèces-là”, résume Mathieu Coutant.

Des années de recherches aboutissent enfin 

Ça fait des années que l’on travaille sur la reproduction de ce poisson”, explique le directeur. Depuis trois ans, exactement. Théophile Huger, soigneur à l’Aquarium de La Rochelle se félicite de cette réussite. Car l’établissement n’en est pas à son premier essai. “Il y a eu cinq cycles avant d’y arriver. On a fait plusieurs essais avant d’arriver à cette espèce”.

Grâce à ce succès, l’Aquarium de La Rochelle veut rayonner et créer des partenariats avec d'autres structures. “Si on a un surplus d’animaux, on peut les échanger avec d’autres institutions”, espère Mathieu Coutant.

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