La Rochelle : il a passé 24 heures, seul, dans le phare du bout du monde

Olivier a passé 24 heures dans le phare du bout du monde. / © Marc Millet - France Télévisions
Olivier a passé 24 heures dans le phare du bout du monde. / © Marc Millet - France Télévisions

L’association Le Phare du Bout du Monde propose jusqu’en septembre 2020 à tous ceux qui le souhaitent de passer une nuit ou 24 heures seuls dans le Phare du Bout du Monde de la Pointe des Minimes. Une expérience unique qu’a pu vivre Olivier.
 

Par Valériane Gouban

Ce matin-là c'est grande marée sur la plage des Minimes. C'est donc à pied qu'Olivier va prendre son quart de gardien de phare. Pendant 24 heures, il va vivre loin des hommes et du monde sans aucun moyen de communication. C’est la règle.

Je pense que c’est quelque chose que je ne ferais qu’une seule fois dans ma vie et c’est ça que je suis venu chercher. C’est une expérience exceptionnelle de se retrouver tout seul, coupé du monde, sans internet, sans téléphone, sans rien. Je trouve que l’expérience est belle et je pense que je ne le referai jamais donc c’est génial !
- Olivier Chiarelli, gardien de phare

Olivier va prendre le relais de Linda, qui elle aussi a tenté l'aventure. Pour elle, tout s’est bien passé.

Déjà je suis vivante, en bonne santé donc on peut dire que tout va bien. Cette nuit, j’ai même rêvé que l’eau était montée sous mon lit et ça m’a réveillée à minuit.
- Linda Bocquet, gardienne de phare

Olivier, lui, va à la découverte de son nid d'un jour très haut perché. Un cocon de 40 m2 assez spartiate mais avec tout le nécessaire pour 24 heures. Une batterie de cuisine, de l’eau potable et un téléphone de secours en cas d’urgence, tout est réuni pour ce court séjour coupé du monde.

Pour l'association du Phare du Bout du Monde, pas question de prendre de risque. L'opération est 100% sécurisée.

C’est la mer qui nous limite. La pluie, la neige, ce n’est pas trop dérangeant. Il fait froid mais ce n’est pas gênant. Par contre, dès qu’il y a du vent et que la mer est agitée, on ne peut pas venir au phare.
- Claire Montenay, membre de l'association Le Phare du Bout du Monde

En contrepartie de cette expérience, les gardiens de phare comme Olivier s’engagent à remettre à l’association du phare du bout du monde, une restitution par écrit ou tout autre mode d’expression artistique.

"C’était juste magique"

Après 24 heures, nous retrouvons Olivier et finalement dans ce cadre le temps a passé très vite.

J’ai pris du temps pour moi, j’ai lu, j’ai écrit, j’ai profité du paysage … C’était juste magique !

La preuve que même à quelques centaines de mètres de La Rochelle on peut déjà se sentir tout au bout du bout du monde.

Pendant son séjour, nous avons équipé Olivier d’une caméra. Retrouvez ici notre reportage avec ses impressions :
 

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