Cet article date de plus de 8 ans

Les factures des pompiers flambent pour plusieurs communes de Charente-Maritime

Le SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours) demande des contributions de plus en plus élevées à certaines communes de Charente-Maritime. Certains maires refusent de payer la facture.
Mauvaise surprise pour plusieurs petites communes de Charente Maritime. L'une d'entre elle a calculé une augmentation de 37 % de la facture présentée chaque année pour les interventions du SDIS. 
La coupe déborde et la fronde des maires concernés monte depuis plusieurs jours.

Pourtant, du côté du Conseil Général qui gère le SDIS, on se défend en expliquant que le potentiel fiscal de chaque commune est analysé de près avant de calculer sa cotisation. Le Conseil Général se défend également  en expliquant que le mode de calcul est imposé par l'Etat et qu'il ne fait qu'appliquer une réglementation générale.

Il n'est pas sûr que ces arguments soient suffisants pour calmer les collectivités concernées, comme l'ont remarqué Eric Vallet, Patrick Mesner et Marc Millet dans leur reportage.
Les factures des pompiers flambent pour plusieurs communes de Charente-Maritime


Déjà en 1999, plusieurs municipalités du Nord de la France s'étaient mobilisées dans le cadre d'un dossier équivalent.

Une association de maires du Nord avait été créée pour dénoncer la flambée des cotisations de leur communes au titre du service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Plusieurs maires, à la tête desquels s’était placé Joël Wilmotte, maire d’Hautmont, envisageaient même de refuser de payer. La hausse des cotisations, liée à la loi sur la départementalisation, atteignait dans certains cas des proportions particulièrement lourdes, au nom de la remise en état des équipements. A Hautmont, la facture était passée de 67 000 francs à 721 000 francs en 2000, tandis que le paroxysme était atteint à Somain, dont la cotisation avait été multipliée par 19, bondissant de 46 000 à 913 600 francs. Cette situation était liée à la spécificité du Nord, qui compte deux communautés urbaines très équipées, qui concentrent l’essentiel des populations et des risques, et dont la contribution (élevée) n’avait quant à elle pas augmenté.
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