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Oléron : le dossier Mc Donald’s examiné par la cour d’appel de Bordeaux

© MAXPPP
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La cour administrative d’appel de Bordeaux se penche, ce jeudi, sur la polémique qui a mis en émoi toute l'île d'Oléron. Le maire de Dolus avait-il le droit de refuser de délivrer un permis de construire à Mc Donald's ? La décision des juges est attendue d'ici quinze jours.

Par Hugo Lemonier

C'est un nouvel épisode dans la saga judiciaire qui anime l'Île d'Oléron. La cour administrative d’appel de Bordeaux doit trancher dans le dossier qui oppose le maire de Dolus, Grégory Gendre, et Mc Donald's. En première instance, le tribunal administratif de Poitiers avait annulé, en septembre 2017, le refus de la commune d’accorder, à trois reprises, un permis de construire au géant du fast-food.

Les juges avaient en outre condamné la collectivité à verser une astreinte quotidienne de 300 euros jusqu’à la délivrance d’un permis. 100 000 euros ont ainsi été déboursés jusqu'à présent. Le maire affirme aujourd'hui qu'il n'en a rien coûté à ses administrés.


L'Île à couteaux tirés

Grégory Gendre avait fait appel de cette décision en invoquant des potentiels troubles à "la sécurité publique", en raison de l'augmentation du trafic routier pour accéder au Mac Do. Ses opposants avait balayé d'un revers de main ces arguments en dénonçant un abus de pouvoir de l'édile, mû uniquement - selon ses détracteurs - par des considérations idéologiques.

Depuis le début de l'affaire, en 2014, les querelles entre pros et anti-Mac'Do n'ont cessé d'échauffer les esprits sur l'île. Les propriétaires du terrain ont même, selon eux, fait l'objet d'intimidation à plusieurs reprises : "Ma mère, ma soeur et moi-même avons subi des pressions. Cela a beaucoup touché ma mère car elle a 83 ans. Des gens couraient sur son toit la nuit pour faire peur, raconte Philippe Villa, co-porteur du projet. Un projectile a traversé ma maison. Des déchets Mc Donald's ont été jetés dans ma propriété. Le mur de ma soeur a été tagué." 

La décision de la cour d'appel administrative de Bordeaux est attendue dans quinze jours. Suffira-t-elle à panser les plaies de l'île ? Rien n'est moins sûr.
 

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