Jonathan, 21 ans, raconte en chanson comment il a vaincu son cancer du sang

Jonathan, jeune Royannais de 21 ans, s'est battu contre un cancer du sang pendant son adolescence. Un parcours qu'il raconte dans une chanson et un message d'espoir pour les personnes touchées par la maladie. 
Dans son clip, Jonathan fait de son cancer un mauvais souvenir et délivre un message d'espoir.
Dans son clip, Jonathan fait de son cancer un mauvais souvenir et délivre un message d'espoir. © Jonathan Larget Larrour - capture d'écran Youtube
Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Une expression qui prend tout son sens pour Jonathan. A 21 ans, le jeune homme qui vit près de Royan revient de loin. Pendant son adolescence, il s'est battu contre une leucémie myéloïde chronique, un cancer du sang habituellement plus fréquent chez les personnes âgées.    

Cette maladie se traduit par une production excessive de globules blancs par des cellules souches malignes de la mœlle osseuse. Environ 600 nouveaux cas sont déclarés en France chaque année.

Une chanson pour garder espoir

Passionné de musique, c'est logiquement en chanson qu'il raconte son histoire. "Je me suis dit qu'il fallait que j'en parle. Ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête".

Aujourd'hui totalement remis, il y raconte son parcours et délivre un message positif "pour donner de la force aux autres enfants. Si moi j'ai pu y arriver, alors d'autres peuvent aussi. Il faut garder espoir, être fort".

Une adolescence à l'hôpital

Quand Jonathan apprend qu'il est atteint d'un cancer, il a 14 ans. "J'avais une gastro et le médecin me trouvait très blanc. Il m'a fait passer une prise de sang". Les résultats tombent mais l'adolescent ne comprend pas tout de suite la gravité de son état. "Je pensais que c'était passager, que ça allait passer direct. Et puis mes parents m'ont parlé et j'ai pris conscience de ce que j'avais". 
Un coup de massue pour le collégien à l'époque. "Je venais d'avoir un scooter, je commençais à avoir un peu de liberté. Ça a mangé une bonne partie de mon adolescence".

Après deux ans de traitement, les médicaments ne font plus effet. Jonathan doit subir une chimiothérapie et une greffe de mœlle osseuse. Il est hospitalisé pendant près de trois mois à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux. A 130 km de chez lui.

A l'hôpital, on ne vit pas forcément bien. On réfléchit beaucoup sur la vie. Il faut garder de la force.

Pendant son séjour à l'hôpital, Jonathan s'est pris en photo tous les jours pour voir son évolution.
Pendant son séjour à l'hôpital, Jonathan s'est pris en photo tous les jours pour voir son évolution. © Jonathan Larget Larrour
Pendant son séjour à l'hôpital, Jonathan s'est pris en photo tous les jours pour voir son évolution.
Pendant son séjour à l'hôpital, Jonathan s'est pris en photo tous les jours pour voir son évolution. © Jonathan Larget Larrour
Pendant son séjour à l'hôpital, Jonathan s'est pris en photo tous les jours pour voir son évolution.
Pendant son séjour à l'hôpital, Jonathan s'est pris en photo tous les jours pour voir son évolution. © Jonathan Larget Larrour

Pendant son séjour, l'adolescent se prend tous les jours en photo "pour voir mon évolution". Il réalise alors la transformation physique subie par les soins, la perte de poids impressionnante et les cheveux qui tombent. "Encore aujourd'hui, quand je vois les photos c'est dur. Je suis passé de 85 à 65 kg, mais la perte de cheveux c'est ce qui m'a le plus choqué".

Un mental d'acier

Pour traverser les épreuves, le jeune homme peut compter sur le soutien de ses camarades de classe et de ses parents. Un appui primordial pour se battre. "Mes amis m'ont tout de suite épaulé, offert des cadeaux. Mes parents venaient me voir tous les jours. C'était très important, je ne voulais pas rester tout seul".

A l'hôpital, Jonathan noue aussi des amitiés avec d'autres enfants, touchés comme lui par le cancer. "Je me suis fait beaucoup d'amis. Malheureusement certains partent. On se pose des questions, on se demande si on va y arriver". Face à son combat, l'adolescent se forge un mental d'acier. 

     J'ai un tempérament assez fort depuis tout petit. J'ai mis tout ça sous le coup de l'humour pour rester en vie et pour ma famille. 

Aujourd'hui remis, Jonathan voit la vie bien différemment. "Le plus dur est derrière moi. Quand on est en bonne santé, on y pense pas, mais la vie est très courte il faut vraiment en profiter. On est une famille où on ne montre pas qu'on s'aime même si on le sait. Ça nous a rapproché, aujourd'hui je leur dis plus souvent que les aime, je profite d'eux".  

Il a aussi quelques projets pour l'avenir. "J'aimerais bien ouvrir peut-être ma boutique de vêtements. Je suis sociable et j'aime bien le contact client". Un exemple de résilience.
 
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