Un aigle impérial aperçu en Charente, c'est rare en France et inédit dans la région

Le rapace a été vu le 15 avril à Brettes (Charente) ; une présence qualifiée d'exceptionnelle par les ornithologues. Une naturaliste a capturé l'instant en photo.

L'aigle impérial photographié dans le ciel de Brettes (Charente) le 15 avril dernier.
L'aigle impérial photographié dans le ciel de Brettes (Charente) le 15 avril dernier. © Marlène Seguin
Un aigle impérial dans le ciel de Charente, cela ne s'était jamais produit ni dans le département, ni même dans la région Nouvelle-Aquitaine. 

C'est une naturaliste professionnelle qui a été le témoin de cette observation exceptionnelle survenue à Brettes le 15 avril dernier. Durant plusieurs minutes, Marlène Seguin a pu observer le rapace -un jeune de deux ou trois ans d'après son plumage-  et le photographier afin d'immortaliser cet instant rare voire inédit. 

Selon Charente Nature, cette observation est en effet "exceptionnelle" : "moins de 10 données ont été homologuées en France continentale au cours des 30 dernières années", aucune dans notre région. 
D'après son plumage, l'aigle impérial aperçu à Brettes (Charente) le 15 avril dernier doit avoir 2 ou 3 ans.
D'après son plumage, l'aigle impérial aperçu à Brettes (Charente) le 15 avril dernier doit avoir 2 ou 3 ans. © Marlène Seguin
Nichant surtout dans les grandes steppes d’Europe centrale jusqu'au lac Baïkal en Sibérie orientale, ces rapaces sont donc très rares dans nos contrées. Mais le confinement mis en place ces dernières semaines pourrait avoir favorisé un changement dans les habitudes de l'espèce. 

"La très faible activité humaine (transports, bruits, présences…), actuellement en Europe, facilite aussi les déplacements de la faune sauvage" analyse Charente Nature qui relève également des conditions météorologiques favorables avec des vents d’Est-Nord-Est. "Peut-être cela a-t-il favorisé l’erratisme vers l’ouest d’immatures de cette espèce ?" s'interroge l'association dans un communiqué. 

Récemment encore considérée comme vulnérable, l'espèce semble se porter mieux dernièrement. L'Union Internationale pour la Conservation de la nature (UICN) considère dans son dernier rapport que le nombre d'individus étant en augmentation, la situation des Aquila Heliaca est "moins préoccupante". 

Petite particularité : l'aigle impérial se distingue notamment avec son cri très proche d'un aboiement. 
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