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Angoulême : deux mois de prison avec sursis requis pour Jason Herbert, accusé du piratage de La Charente Libre

Jason Hebert était jugé ce mardi pour s'être introduit illégalement sur le serveur web du journal local / © France Télévisions
Jason Hebert était jugé ce mardi pour s'être introduit illégalement sur le serveur web du journal local / © France Télévisions

Jason Herbert, une figure des gilets jaunes en Charente, était jugé ce mardi à Angoulême pour s'être introduit illégalement sur le site internet de La Charente Libre pour supprimer un article le concernant. Deux mois de prison avec sursis et 2.000€ d'amende ont été requis.

Par Emma Derome et Jérôme Deboeuf

Le Charentais Jason Herbert, connu pour avoir été porte-parole des gilets jaunes dans le département, était jugé par le tribunal correctionnel d'Angoulême, mardi 10 septembre, pour s'être introduit frauduleusement sur le site web de La Charente Libre.

Le 30 novembre 2018, le média publie un article sur Jason Herbert, qui révèle que le jeune homme possède une double étiquette syndicale, CFDT journaliste, et CGT pour la fonction publique. Or, les gilets jaunes se définissent comme hors des partis et des syndicats. Il est à l'époque chargé de communication au sein de la médiathèque L’Alpha, à Angoulême.

Dans cet article, il apparaît sur une photo ; un tract syndical, aux côtés d'autres candidats aux élections professionnelles de GrandAngoulême. Lors de l'audience, il explique avoir, depuis son smartphone, voulu supprimer la photo "pour protéger des personnes que je considérais en danger par la publication de leur identité"

Car le gilet jaune est un ancien collaborateur du journal local. Il a conservé des codes d'accès au serveur. Il fait disparaître du web l'article le concernant, quelques heures après sa publication. Le quotidien republie l'article, puis porte plainte.
 

L'ancien porte-parole a rapidement été identifié grâce à son adresse IP. Il a reconnu les faits, mais plaide la maladresse technique. Pour la partie civile, c'est tout de même une atteinte à la liberté de la presse.

"Il s'est introduit dans un système de données automatisées frauduleusement, peu importe le mobile et les motivations, l'infraction est constituée", rappelle Me Valérie Sempé.

Prison avec sursis requis

Ce mardi, il devait également répondre d'outrage aux gendarmes, lors d'une manifestation sur la RN 10, le 5 janvier dernier.

Le ministère public a requis deux mois de prison avec sursis, le versement d'1€ symbolique à La Charente Libre pour le préjudice moral et à 2.000€ d'amende.

L'avocat de la défense à plaidé la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré au 24 septembre.

Jason Herbert, avait été reçu par le Premier ministre Edouard Philippe aux côtés de plusieurs représentants du mouvement en novembre dernier.

Il n'est pas le seul gilet jaune à être passé devant la justice cette année. En avril dernier, Yoan Lotellier, autre figure charentaise du mouvement, a été condamné à trois mois de prison ferme pour la dégradation d'un radar automatique.
 

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