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Angoulême : les noms de 1 336 poilus gravés sur le monument aux morts

Les noms de 1 336 poilus morts pour la France lors de Première Guerre Mondiale ont été ajouté sur le monument aux morts d'Angoulême. / © France 3
Les noms de 1 336 poilus morts pour la France lors de Première Guerre Mondiale ont été ajouté sur le monument aux morts d'Angoulême. / © France 3

A l'occasion du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918 , la ville d'Angoulême a fait inscrire sur le monument aux morts de la ville les noms des 1 336 poilus angoumoisins morts pour la France.

Par Christine Hinckel

Le monument aux morts a été érigé place Beaulieu à Angoulême en 1926. Les noms des soldats tombés pour la France n'avaient pas été gravés à l'époque. Deux plaques commémoratives portant ces 1 336 noms ont été ajoutées aujourd'hui sur le monument lors des cérémonies de commémoration du centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918.


Une obligation légale

La loi n° 2012-273 du 28 février 2012 a rendu cette inscription obligatoire pour les soldats "Morts pour la France".
La loi précise dans son article 2 que lorsque la mention " Mort pour la France" a été portée sur l'acte de décès, l'inscription du nom du défunt sur le monument aux Morts de sa commune de naissance ou de dernière domiciliation est obligatoire.
 La demande d'inscription est adressée au maire de la commune choisie par la famille ou, à défaut, par les autorités militaires, les élus nationaux, les élus locaux, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) ou les associations d'anciens combattants et patriotiques habilitées à agir.


Un travail laborieux

A Angoulême, il a fallu deux ans de travail pour réunir les noms des 1 336 "morts pour la France" et procéder à toutes les vérifications. Ces recherches ont été effectuées par les archives municipales.
"Ce sont des décès qui ont eu lieu sur le front ou des soldats qui sont décédés suite de blessures. J'ai été amenée à réunir plusieurs sources comme les registres de matricules, les listes électorale, les annuaires de la Charente." explique Sylvie Blaise Bossuet, médiatrice culturelle aux archives municipales d'Angoulême. 

"Le site Mémoire des Hommes a énormément aidé aussi." précise l'archiviste. Ce site Mémoire des Hommes a été créé par le ministère des Armées. Il est destiné à mettre à la disposition du public des documents numérisés et des informations issues des fonds d’archives et des collections conservés par l'Armée.

 

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