REPLAY. Bis, le magazine de la curiosité au pôle Magélis à Angoulême

Publié le Mis à jour le
Écrit par France Télévisions

Cinq jeunes talents issus des trois principales écoles du Pôle Magelis spécialisées dans la BD, le film d’animation et les jeux vidéo accueillent Leïla Kaddour-Boudadi. Ces anciens diplômés qui ont choisi de rester à Angoulême pour travailler et qui ont fait parler d’eux chacun dans leur domaine sont des ambassadeurs du Pôle Magélis.

En introduction, Frédéric Cros, le directeur du Pôle Image Magélis, le Pôle Image d’Angoulême, revient sur les origines de cet écosystème unique en son genre.    

Sur son campus, cohabitent 16 écoles publiques et privées toutes spécialisées dans le monde de l’image. Il évoque plus particulièrement les trois plus importantes : l’Emca qui forme les étudiants aux métiers de l’animation, l’Eesi tournée vers les Beaux-Arts et la bande dessinée et l’Enjmin, dédiée à l’univers des jeux vidéo. Parmi les 1600 étudiants formés chaque année sur le campus, 30% décident de rester à Angoulême pour y travailler. Tout au long de l’émission, Leïla va rencontrer ces anciens élèves devenus des professionnels reconnus, chacun dans leur domaine, qui ont choisi de s’installer en Charente. 

Leïla rencontre Paul Mas et Clémentine Campos, deux anciens élèves de l’Emca, restés vivre à Angoulême. L’un a été finaliste aux Cesar 2022 et primé à Stuttgart pour son court-métrage d’animation en stop motion « Précieux », l’autre a été choisie par France Télévisions pour sa série d’animation pour les tout-petits, « Patouille », coécrite avec une botaniste et réalisée à l’ancienne, avec des craies grasses sur du papier. 

Leïla retrouve Maran Hrachyan, dessinatrice de BD arménienne venue spécialement à Angoulême pour se former à l’EESI. Elle vient de publier « Patrick Dewaere, à part ça la vie est belle », une biographie du comédien disparu en 1982, avec le scénariste Laurent-Frédéric Bollée. Une commande des éditions Glénat qui a avait été séduit par son travail à la mine de plomb et que Maran a réalisé pendant sa dernière année et présenté à son diplôme. G

Leïla retrouve deux anciens élèves de l’Enjmin et de l’Emca : Gaëlle Roques, animatrice 2D et David Duriot, fondateur de La Poule Noire, une coopérative composée d’artisans du jeu vidéo, qui ont mis au point un jeu d’aventures pour Arte librement adapté d’un roman de Boris Vian bientôt commercialisé.  

Les rencontres de Bis 

  • Fin 2018, le grand cinéaste américain Wes Anderson posait ses caméras à Angoulême pour le tournage de son film « The French Dispatch » avec une flopée de stars hollywoodiennes, des décors impressionnants montés un peu partout dans la ville et des centaines de figurants recrutés dans la rue. Un événement extraordinaire qu’une douzaine de dessinateurs et d’illustrateurs ont retracé dans un livre patchwork « Wes in Town », décliné en exposition itinérante, et dans huit petits films pastichant avec brio l’esthétique si personnelle de Wes Anderson. Julie Gore, dessinatrice à l’initiative de ce projet, et le réalisateur Chris Nardi racontent cette réjouissante aventure artistique.   

 

  • La NEF, salle des musiques actuelles d’Angoulême, s’est tournée depuis quelques années vers le monde de l’image. Sa directrice Laetitia Perrot, nous parle de trois événements produits par la Nef où la musique dialogue avec la BD et les films d’animation : le concert du groupe Bewilders dessiné en live sur scène par Edmond Baudoin ; le concert de Totorro & Friends, réadaptation animée et musicale de l'opus "Et si l'amour c'était aimer" de Fabcaro ; et les ciné-concerts de la compagnie angoumoisine Artefa sur des courts-métrages de Walt Disney des années 20.    

 

  • Dans le quartier de l’Houmeau, une quinzaine de jeunes diplômés du campus Magelis viennent d’installer leur collectif baptisé La Colline. Plasticiens et dessinateurs ont investi les différentes pièces d’une maison d’habitation pour créer leurs projets d’éditions ou d’expositions, en solo ou en commun. BIS est allé visiter en avant-première cette bouillonnante communauté d’artistes.  

 

  • À l’origine de L’atelier des Mains Sales, implanté depuis 2010 au cœur de la cité de l’image, la rencontre de plusieurs collectifs d’artistes sérigraphes issus de la région Nouvelle-Aquitaine En l’espace de douze ans, cet atelier est devenu une référence de l’estampe et de la sérigraphie à Angoulême et bien au-delà. A sa tête, Nicolas Olivier et Thomas Dervieux, deux gardiens de la tradition de la sérigraphie à l'ancienne, nous livrent tous les secrets de leur savoir-faire rare et précis.  

Coproduction  : France Télévisions / Les films Jack Fébus 
Diffusion  : mercredi 22 juin à 23:10 sur France 3 Nouvelle-Aquitaine
Replay : "Bis, le magazine de la curiosité" sur france.tv
Présentation  : Leïla Kaddour