En Charente, le bout du tunnel pour les zones blanches en téléphonie et internet mobile

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Aujourd'hui, le bourg de Verdille (16) a inauguré un pylône de téléphonie mobile mutualisé par quatre opérateurs. La commune n'avait jusqu'à présent jamais eu accès à ce service. Un seul village reste désormais à couvrir : il s'agit d'Yvier, aux confins de la Charente et de la Dordogne.

Par Yleanna Robert

Depuis le 20 juin, les téléphones portables frétillent. Une première dans la commune de Verdille où la téléphonie mobile était jusqu'à lors inexistante. Une petite révolution selon ce restaurateur : "On est relié au monde, on a Internet, ce qui est très important car avant, on avait quasiment pas de réseau donc on revit."

L'installation d'un pylône de téléphonie mobile à proximité du village n'a soulevé aucun vent de protestation, bien au contraire. Ce pylône multi-opérateurs (Free, Bouygues telecom, Orange et SFR) couvre un rayon de 360°. Coût total de l'installation : environ 150 000€, financé au deux tiers par l'état et les collectivités.
 

C'est un pylône d'accès à l'Internet mobile mutualisé. C'est une exception mondiale en France car il s'agit de quatre opérateurs qui partagent à la fois un pylône et les antennes, détaille Michel Combot, directeur général de la Fédération Française des Télécoms.

En Charente, le bout du tunnel pour les zones blanches en téléphonie et internet mobile
Un reportage de Jérôme Deboeuf, Cécile Landais et Philippe Ritaine avec les interviews de Ludovic, restaurateur à Verdille ; Michel Combot, directeur général de la Fédération Française des Télécoms et Jacques Tournat, maire de Verdille (16).

Selon le maire, ce service est aussi important que l'arrivée des réseaux d'eau et d'électricité au siècle dernier. "On rentre dans une nouvelle ère et nos villages ont certainement encore plus besoin qu'ailleurs de ce type d'équipement car c'est un outil de compensation et de désenclavement.

Verdille est l'avant-dernière zone blanche à disparaître de la carte de la Charente.
 

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