Les salariés de Verallia, en grève depuis 45 jours, déçus de ne pas avoir pu rencontrer Emmanuel Macron

Les salariés de Verallia, en grève depuis le 22 novembre, souhaitent alerter Emmanuel Macron en déplacement en Charente, sur le plan social qui frappe l'entreprise de Châteaubernard. 

Une vingtaine de salariés de Verallia ont demandé à être reçu par un conseiller d'Emmanuel Macron.
Une vingtaine de salariés de Verallia ont demandé à être reçu par un conseiller d'Emmanuel Macron. © Laurent Pelletier, France Télévisions

Une trentaine de salariés de l'usine Verallia ont manifesté ce vendredi matin devant la mairie de Jarnac en Charente alors qu'Emmanuel Macron était dans la commune pour les 25 ans de la mort de François Mitterrand.

Le personnel de l'entreprise de Châteaubernard est en grève depuis le 22 novembre pour protester contre la fermeture du four et les suppressions d'emplois annoncées sur le site de Charente. La délégation souhaitait alerter Emmanuel Macron sur les 25  licenciements secs déjà prévus.

 

Une délégation dans l'attente d'être reçue.
Une délégation dans l'attente d'être reçue. © Laurent Pelletier, France Télévisions

Mais les manifestants ont été maintenus à bonne distance du cortège présidentiel. Ils n'ont pas pu rencontrer le Président ni même l'un des membres de son équipe.

On a fait un courrier à Monsieur Macron pour le rencontrer mais il préfère voir les morts que défendre les vivants, c'est dommage,

 Dominique Spinali, délégué CGT Verallia.

Les grèvistes demandent des comptes à l'Etat qui va toucher 7,5 millions de dividendes

"On attend maintenant que la Région demande des comptes à l'Etat, la BPI, la Banque Publique d'Investissement, nous en 2015, on a demandé qu'elle rentre dans le capital de Verallia, l'Etat va toucher 7,5 millions de dividendes grâce à notre travail mais la PBI a validé le plan de restructuration qui prévoit la suppression de 250 emplois en France dont 80 à Cognac", déplore Dominique Spinali.

L'objectif de la CGT est d'atteindre zéro licenciement, le compte n'y est pas, il y a encore 25 licenciements prévus en Charente, avertit le représentant de la CGT. Les salariés continuent leur mouvement après 45 jours de grève.

Une délégation a été reçue à la mi-journée par Alain Rousset, le président de la région Nouvelle-Aquitaine.

 

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