La chasse aux sangliers et chevreuils ouverte dès ce 1e juin en Dordogne, dans Les Landes et les Pyrénées-Atlantiques

La chasse aux chevreuils et aux sangliers ouvre aujourd'hui, dans les Landes, la Dordogne et les Pyrénées-Atlantiques. Une chasse anticipée et encadrée pour limiter la prolifération de ces espèces et les dégâts qu'ils causent dans les champs. 

© image d'illustration
L'an dernier déjà, la préfecture des Landes avait autorisé une ouverture anticipée au 1e juin. 
Dans le département, le sanglier prolifère. Et habituellement, en mars, 2500 de ces mammifères sont prélevés lors de battues administratives, soit 20% du quota de l'année. Or, ces dernières n'ont pas pu se tenir normalement en raison de l'épidémie du coronavirus et le confinement a encore aggravé la situation comme le constatait le président de la Fédération départementale des Chasseurs des Landes, Régis Hargue ce lundi sur France Inter

Le sanglier est une espèce très prolifique. Jusqu'à 8 petits. Le fait de lui avoir lâché un peu de lest ce printemps aura des conséquences cet été.


Des dégâts dans les semis de printemps, le 26 mars dernier, des agriculteurs landais en faisaient déjà la désagréable expérience.
La chasse aux sangliers autorisée dans les Landes pour éviter une catastrophe dans les cultures
La préfecture des Landes a donc pris un arrêté autorisant la chasse aux sangliers et à certains animaux susceptibles d'occasionner des dégâts dans les cultures, sous certaines conditions très strictes afin de limiter une prolifération qui s'annonce dévastatrice.  
 

Or, ce sont les Fédérations de chasseurs qui remboursent les frais aux agriculteurs et l'addition est salée déplore Régis Hargue : 

L'an dernier, on a dépassé les 2 millions d'euros de dégâts avec un déficit pour notre association de 1,6 millions. C'est intenable pour de petites associations.


Les dégâts causés par les sangliers ont mis les comptes de la Fédération dans le rouge. 
Le 3 mars dernier, avant le confinement, Jean-Luc Dufau, vice-président de la Fédération des chasseurs des Landes redoutait  de devoir mettre la clé sous la porte.
 
Pendant le confinement, les sangliers ont pu se reproduire en toute tranquillité et se rapprocher des zones cultivées. La sécheresse pourrait aussi les y encourager. C'est ce qu'a déclaré ce lundi  Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs à France Inter :  

La sécheresse entraîne une concentration des animaux dans les champs et sur les jeunes pousses. Je pense au maïs un peu partout en France. On se retrouve dans une situation pour le monde agricole assez catastrophique avec des dégâts avérés d'espèces qui n'ont pas pu être contrôlées dans leur volume durant le confinement. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, il est difficile voire impossible de se passer d'une régulation par les chasseurs de certaines espèces. 


En Dordogne,  la préfecture a, elle-aussi, pris un arrêté autorisant  l'ouverture anticipée de la chasse au gros gibier. Une nouveauté dans le département. Les chasseurs devront prélever au moins 18100 sangliers et au moins 17 100 chevreuils, des quotas à la hausse. 

Les défenseurs de l'environnement ont exprimé leur opposition. 
Europe Ecologie Les Verts refuse cette "ouverture anticipée de la chasse au 1er juin" .  EELV Dordogne, explique que  "les Périgourdins, tout juste « déconfinés », ressentent pour beaucoup, davantage qu’en temps normal, le besoin de prendre l’air, notamment avec les beaux jours qui arrivent".  Au nom de "la sécurité de tous", le parti écologiste a demandé à la préfecture  "de ne pas autoriser l’ouverture anticipée de la chasse au 1er juin 2020 pour le gros gibier, et de la repousser à la date habituelle du 15 août."

Enfin dans les Pyrénées-Atlantiques, la chasse est aussi autorisée en plaine même si, dans le département, les dégâts restent stables. 

 
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