Comment éviter à nos centres villes de s’éteindre à petit feux ? Disputandum #41

Malgré le réaménagement par la Ville de Limoges du centre, la Préfecture de Haute-Vienne n'échappe à la règle : les habitants consomment majoritairement en périphérie. / © François Clapeau / France 3 Limousin
Malgré le réaménagement par la Ville de Limoges du centre, la Préfecture de Haute-Vienne n'échappe à la règle : les habitants consomment majoritairement en périphérie. / © François Clapeau / France 3 Limousin

Zones commerciales périphériques, achats sur internet ancrés dans les usages, stationnement difficile voire tarifs prohibitifs... Pourquoi les centres villes ne font-ils plus recette ? C'est le débat du mercredi 27 novembre à 21h10 dans Disputandum sur •3 Noa presenté pas Vanessa Finot.

Par Disputandum

Le mode de consommation en question

Les zones commerciales périphériques sont-elles la cause de la désertification des cœurs de villes, que ce soit à la campagne ou dans des villes moyennes ? Quel est l’impact des changements de consommation - avec notamment l’explosion des achats sur Internet - sur la viabilité des commerces ?
 

Centres-villes sinistrés : un destin inéluctable ?

Entre 1995 et 2015, il y a eu en moyenne une augmentation de 4% des mètres carrés de centre commerciaux construit pour une croissance de la consommation de seulement 1% par an.
La vacance commerciale des centres-villes est passée de 7,2% en 2012, à 11,8% en 2018, selon Procos.
 

Les élus seraient des machines à dire OUI ?

Selon une étude de Procos, en 2014 les CDAC - (Commission Départementale d'Aménagement Commercial) donnent l'autorisation d'implantation ou agrandissement pour + de 1.000 m² - ont accordé leur autorisation à 77% des mètres carrés déposés en commission.
Chaque élu veut sa zone commerciale. Souvent considérée comme « le seul moyen de créer de l’emploi et de s’assurer de nouvelles entrées fiscales ».

Le dilemme : « Aujourd’hui, les maires sont pris entre tout un tas d’injonctions contradictoires : on leur demande de penser à la transition environnementale, de développer la commune, d’accueillir de plus en plus de population pour maintenir les écoles, les services publics. La réponse qui a souvent été donnée, c’est de construire des lotissements, de créer des zones d’activités commerciales, des grandes surfaces. »
 

Une législation favorable aux ouvertures des GMS

La loi de modernisation de l'économie (2008), votée sous Nicolas Sarkozy, est la première responsable, explique Franck Gintrand. Pour relancer la croissance économique par la consommation, la législation a facilité les ouvertures et les extensions des surfaces commerciales
Résultat, entre 2008 et 2018, le nombre d'hypermarchés a bondi d'un tiers (de 1.500 à 2.000) quand celui des supermarchés a doublé (de 5.000 à 10.000).
 

Action au coeur des villes moyennes

Depuis mars 2018, plan national « Action cœur de ville » concerne 222 villes moyennes en France (Limoges, Brive, Tulle, Guéret, Niort, Poitiers, Chatelleraut, Angoulême, Bergerac, Pau, Dax, Bayonne et d’autres en Nouvelle-Aquitaine…) : réhabilitation habitat, mise en valeur du patrimoine, développement économique et commercial. Le but créer de l'attractivité et redonner de la vitalité
Pourquoi les centres villes ne font-ils plus recette ?
Disputandum #41 - Vanessa Finot - •3 NoA


Pour débattre Vanessa Finot reçoit :

 

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