Coopératives et activités scolaires : face aux contraintes sanitaires, les écoles du Limousin se sont adaptées

La crise sanitaire a contraint les écoles, depuis le printemps 2020, à limiter les sorties et spectacles en extérieur ou encore les voyages scolaires. Des activités en partie financées par les coopératives que les responsables d’établissement ont utilisé autrement dans le Limousin.

Illustration/école primaire.
Illustration/école primaire. © France 3 Aquitaine

"On est en train de réagir et de réorienter les projets pour retrouver le sens du collectif et de la coopération, explique Thierry Titone de l’Office Centrale de la Coopération à l’Ecole de Corrèze (OCCE 19). L’isolement et les règles sanitaires vont avoir un impact sur le collectif donc on propose : un projet de "Vivre ici", c’est-à-dire revenir à la nature et "Vivre ensemble" avec le sens du collectif", témoigne cet animateur pédagogique. Des idées pour la rentrée 2021, pour compenser les nombreux mois de restrictions sanitaires qui ont limité les possibilités d’activités, de spectacles en extérieur et de voyages, dans les établissements scolaires.

Malgré le protocole sanitaire stricte dans les écoles et bien que des projets n’ont pu être mis en place, les établissements ont tenté de compenser et de proposer aux élèves des activités grâce aux fonds des coopératives scolaires auxquelles cotisent chaque année les parents. "On s’est adaptés ! On a fait venir quatre spectacles dans l’année : des marionnettes, du cirque, de la magie, énumère Céline Nogarède, directrice de l’école Henri Wallon à Panazol (Haute-Vienne). Des associations comme "Récréasciences", qui fait de la vulgarisations scientifique, et la "soupape sauvage" qui travaille sur la biodiversité ont organisé des ateliers. On a changé notre façon de fonctionner mais on a fait des choses. Ce n’est pas à défaut de mais c'est juste différent", poursuit la directrice qui insiste sur le fait que les enfants sont heureux et "vivent une année presque normale" avec notamment le retour de la piscine depuis 15 jours.

Même son de cloche du côté de Thierry Titone. "On est arrivés à faire d’autres choses. Les écoles Clergoux et Malemort, par exemple, ont accueilli des artistes une semaine sur deux pour se produire face à leur parent : avec les mesures sanitaires adéquates évidemment, précise l’animateur pédagogique. On va réussir à les faire jouer sur scène. Ce qui est un peu dommage c’est que les répétitions se passent chacun de leur côté. Les élèves des deux écoles se retrouveront qu’au moment d’aller sur scène. Mais on a réussi à faire aboutir le projet", se réjouit-il.

On espère quand même un retour à la normale, ne serait-ce pour que les parents puissent revenir dans l’école, et pour revoir du brassage et des échanges entre les écoles.

Céline Nougarède, directrice de l'école maternelle Henri Wallon

Des annulations tout de même

Des activités différentes et réinventés bien que certaines ont dû être reportées. "Avec trois écoles du quartier de Brive on devait installer un chapiteau de cirque, c’était prévu pour novembre 2020, puis avril 2021 puis finalement on implantera le chapiteau en octobre 2021. On aurait pu avant mais ça voulait dire jouer le spectacle seulement pour les scolaires avec une jauge de 30 %, ça ne valait pas le coup alors que le but est de créer du lien sur le quartier", explique Thierry Titone. Céline Noagrède a même dû annuler un voyage pédagogique : "Cette année, on avait une classe de découverte de prévue on ne l’a pas fait. On a fait à la place des sorties possibles."

Dès le 9 juin 2021 le protocole évolue laissant la possibilité aux écoles d’organiser des fêtes, comme la kermesse, mais les personnes devront rester assises. C’est à partir du 1er juillet que des fêtes avec des participants debout seront possibles. "Chez nous, à l’école maternelle, cela était une trop grosse organisation donc peut être ferons-nous une kermesse en septembre ou en octobre ?", espère la directrice de l’école Wallon.

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