Coronavirus. Sport : Les championnats amateurs définitivement arrêtés

Toutes les rencontres sont à l'arrêt. / © Matti Matikainen - MaxPPP
Toutes les rencontres sont à l'arrêt. / © Matti Matikainen - MaxPPP

Conséquence logique de la crise sanitaire du covid-19, les épreuves sportives sont à l’arrêt. Certaines fédérations ont déjà pris l’initiative de stopper le championnat. Voici un tour d’horizon des sports et des conséquences pour les régionaux.

Par Nathan Vildy

Hockey sur glace

Fin de saison pour les Dragons du Stade Poitevin. La fédération française de hockey a été l’une des premières à prendre la décision d’arrêter les championnats le 17 mars.
Victorieux du premier tour des play-offs face à Briançon, les Poitevins ne sauront pas s’ils pouvaient aller au bout. Mais son président ne réfute pas l’hypothèse d’une montée.

Comme la saison régulière est finie, les classements sont établis. Nous sommes deuxièmes en mélangeant les poules de D3. En fonction de ce qu’il se passe dans les divisions supérieures, nous pourrions monter. Peut-être que l’on n’a pas travaillé pour rien ! Mais cette décision est plus que logique. La santé avant tout !
- Ronan Nedelec, président du Stade Poitevin Hockey Club.

Handball

Aucun titre décerné non plus pour les compétitions fédérales de handball cette année. La Fédération l’a annoncé dans un communiqué le 24 mars.
Les joueuses d’Angoulême finissent donc cette saison troisièmes en Nationale 1, le troisième échelon national. Un bilan sportif satisfaisant pour la présidente du club.

Sportivement, il n’y a pas d’incidence. Notre équipe première, troisième, a rempli son objectif. Pareil pour la réserve qui se maintient. Concernant les recrutements, il n’y a pas de problème particulier non plus.
Comme pour tous les clubs, il y a un souci de trésorerie puisqu’il est compliqué de prospecter auprès des entreprises en ce moment. Mais nous avons des partenaires solides et nous sommes confiants pour la suite.
- Evelyne Rocher, présidente d’Angoulême Charente Handball

Pour les équipes dépendantes de la ligue nationale de handball comme Celles sur Belle et Aunis (D2 féminine), aucune décision n’a encore été prise.

Volley

En volley-ball aussi, les championnats n’iront pas à leur terme.
Pour le Volley Ball Pexinois Niort, avec trois équipes au niveau national (N2 et N3 masculine ; N2 féminine), l’heure est déjà au bilan.

C’est très particulier de tirer un bilan de la saison fin mars. On attendait cette décision et on la respecte. Pour nos équipes masculines le bilan est satisfaisant. On aurait espéré mieux pour notre équipe féminine qui visait la montée. Mais on attend encore les décisions de la fédération pour voir ce qu’il est possible de faire. Au club, nous commençons déjà à regarder vers la saison prochaine. Prochainement, une visioconférence est prévue pour décider de l’après-crise. Nous ne pouvons pas rester quatre mois sans rien faire.
- Tony Bonnet, président du Volley Ball Pexinois Niort.

Ici aussi, les clubs professionnels sont dans l’attente d’une décision. Le Stade Poitevin, en lice pour la course aux play-offs et le final four de la Coupe de France, est dans l’expectative.

Rugby

Le couperet est tombé le 27 mars en fin de journée : toutes les compétitions fédérales de rugby sont arrêtées.
"Aucun titre de champion de France ou de Ligue ne sera décerné au titre de la saison 2019-2020", précise le communiqué. Pour ce qui est des montées et des descentes, la décision sera prise le 3 avril.

L’Union Cognac Saint-Jean d’Angély avait dominé son championnat jusqu’à l’interruption (premier de sa poule en Fédérale 1). Mais une montée n’était pas à l’ordre du jour.

Nous n’avions pas fait de dossier d’accession. Ce n’était pas notre souhait. La décision d’arrêter le championnat était prévisible. Finalement nous resterons premiers, donc la saison est réussie. Maintenant, il faut quand même gérer la fin de saison et voir avec la fédération comment pallier le manque de recettes. Il reste beaucoup d’incertitudes mais les réponses viendront plus tard. Le sport arrive au second plan, la santé publique est plus importante.
- Lilian Tessendier, président de l’US Cognac.

Les clubs professionnels comme le Stade Rochelais ou Soyaux-Angoulême ne sont pas encore fixés sur la poursuite ou non des compétitions. Une décision devrait être prise mercredi 1er avril.

Tennis de table

Le 16 mars, la fédération française de tennis de table prenait la décision d’arrêter toutes les « compétitions sur le territoire national ». 11 jours plus tard, la saison blanche est décrétée pour les niveaux amateurs. Les championnats de France jeunes et vétérans sont également annulés.
L’équipe de Poitiers était deuxième en première division féminine avant l’interruption. Une décision doit être prise pour savoir quelle sera l’issue du championnat dans les prochains jours. Mais ce qui inquiète le plus le club, c’est le problème financier.

Le sport attendra, c’était la meilleure solution. En revanche, il est vrai que nous devons faire face à un problème financier. Chaque année, nous comptons beaucoup sur le Tournoi international de Poitiers qui accueille 300 joueurs sur trois jours. Nous devons également déjà préparer la saison prochaine. Tout cela est en chantier, il reste beaucoup d’incertitudes.
- Philippe Lion, président de Poitiers TTACC 86.

Basket

Après six heures de réunion au bureau fédéral, la décision est tombée au matin, le dimanche 29 mars. La fédération a décidé d’arrêter les compétitions fédérales.
Après avoir étudié toutes les divisions une par une, la Fédération a opté pour établir un classement selon un « ranking fédéral ».

« Nous avons essayé de trouver la moins mauvaise solution puisque la bonne n’existait pas. Nous avons pensé à la saison blanche, mais plus de 70 % des matchs minimum étaient joués dans les divisions. Dans 95 % des cas, il était très compliqué d’affirmer avec certitude qui allait monter ou descendre. Surtout, nous ne voulions pas engorger nos divisions et mettre des clubs en difficulté financière. » Alain Salmon, vice-président de la Fédération française de basket.

Toutefois, grâce à ce classement fédéral, les clubs qui le souhaitent pourront faire une demande de montée à la fédération.
Le Poitiers Basket 86, lanterne rouge de Pro B et pratiquement condamné à la descente n’est pas encore sauvé. Les deux premières divisions nationales sont gérées par la Ligue nationale de basket qui souhaite aller au terme de la saison. Si tel est le cas, Poitiers descendrait. Les dirigeants de la Ligue doivent se réunir prochainement pour statuer des modalités de la suite de la saison.
 

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