Fête de la Rose : remobilisation en Corrèze en vue de refonder le PS

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Écrit par Philippe Mallet avec Nassuf Djailani

La fédération corrézienne du parti socialiste organisait ce dimanche sa traditionnelle fête de la rose à Saint-Hilaire-Peyroux. Un PS corrézien qui tente de résister pour ne pas se noyer dans la NUPES. Une alliance contre-nature, selon François Hollande qui était bien au rendez-vous dans son ancien fief.

Quand il arrive sur le lieu du rendez-vous, l’ancien président Hollande affiche toujours sa bonhomie. La bise aux camarades est de rigueur, la poignée de main fraternelle, les rires complices. Dans la salle près de 200 militants debout pour l’applaudir.

L’avantage avec les rentrées sans élections, c’est que les fêtes de la Rose en Corrèze peuvent se dérouler à la bonne franquette. En présence d’un François Hollande, détendu et qui n’oublie pas de saluer un par un ces militants qui l’ont aidé, en son temps, à conquérir le pouvoir. Mais le pouvoir aujourd’hui lui échappe. Alors, sans jamais nommer Emmanuel Macron, l’ex-président tacle son successeur.

 

« Il a décrété la sobriété, en nous disant qu’il y avait la fin de l’abondance, et que nous devons tous nous mettre à 19° ! Je ne sais pas pourquoi il a dit 19, d’ailleurs ! Il aurait pu dire 17, 16 ou 15° », provoquant l’hilarité de la salle.

 

Mais, François Hollande n’oublie qu’il est ci dans son ancien fief. Au milieu de ses camarades socialistes qui, au nom de la rose, détestent la NUPES, cette alliance, selon eux, contre nature.

 

Alors, le voici qui se lance dans une diatribe dont il a le secret, collé à ses fiches.

 

« Cette NUPES, elle est désarticulée, déconstruite si je puis dire, dévaluée, par des polémiques stupides. Je ne vais pas les citer toutes. Les affaires désolantes, des délations misérables, des surenchères verbales, des oppositions simplistes », sonne-t-il la charge.

Ce qui signifie que la gauche, version social-démocrate, peut renaître de ses cendres. Cela tombe. Le PS doit tenir prochainement son congrès. Avec des corréziens prêts à en découdre.

 

« Il faut que le secrétaire général change, embraye Régis Vannieuwenhuyse un militant. » Quand on lui demande à qui il pense pour prendre la suite, son choix est clair : « pour nous la refondation passe Le Foll ». Une seconde militante à table, déclare : « j’espère qu’il va se créer au prochain congrès une refondation avec des gens comme Le Foll, Cazeneuve, ou encore Carole Delga, qui eux me paraissent plus à même de fédérer et d’entraîner, un certain renouveau, que l’équipe qu’on a actuellement », confie Dominique Ferracci.

Tout en signant son dernier livre, Bouleversements, François Hollande, lui, préfère rester sur la réserve. Eviter d’entrer dans les jeux d’appareil. Tout en continuant à tirer à boulets rouges sur la direction du PS. 

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