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Exclusif : un corrézien au secours des femmes de la jungle calaisienne

Maraude d'une bénévole de Gynécologie sans frontières dans le camp de Grande-Synthe (Nord) / © Mathilde Brazeau
Maraude d'une bénévole de Gynécologie sans frontières dans le camp de Grande-Synthe (Nord) / © Mathilde Brazeau

L’une de nos équipes a suivi, pour la première fois, les équipes de l’association Gynécologie sans frontières dans les camps du Nord-Pas-de Calais. A l’origine de ce projet, Claude Rosenthal, gynécologue briviste et président de l’association.

Par Alexandra Filliot

Gynécologie sans frontières, qui intervient notamment dans les camps de réfugiés en Jordanie, en Syrie, ou encore lors de catastrophes naturelles (Haïti, Népal…) a décidé de monter une mission dans les camps de la région de Calais : la situation sanitaire pour ces femmes est, selon eux, encore plus dramatique que ce qu’ils constatent lors de leurs missions à l’étranger.

À l’origine du projet : le corrézien Claude Rosenthal, gynécologue installé à Brive-la-Gaillarde et président de l’association. Depuis le 23 novembre 2015, l’association a mis en place des consultations dans tous les camps. Les conditions de prise en charge sont sommaires mais permettent d’apporter les premiers soins. Pour les cas plus graves, les hôpitaux de la région prennent le relais.

Environ 10% des migrants installés dans les camps, de Calais à Dunkerque, sont des femmes. Avec des problèmes propres aux femmes, des soucis d'ordre gynécologique ou sexuel, peu ou pas pris en charge. Dans le camp, plusieurs dizaines de femmes attendent un bébé ou sont accompagnées de très jeunes enfants. La crainte de Gynécologie sans frontières : que ces femmes soient encore dans la jungle au moment d’accoucher. 
Famille dans le camp de Grande-Synthe (Nord) / © Mathilde Brazeau
Famille dans le camp de Grande-Synthe (Nord) / © Mathilde Brazeau

Sur place, les conditions d’hygiène sont particulièrement difficiles : 48 douches pour plus d’un millier de personnes, sans eau chaude. La plupart des femmes reste à l’abri dans les tentes, en raison du froid mais également car elles craignent les rumeurs à leur encontre. L’avortement, notamment, est un sujet tabou.  Il est donc difficile d’entrer en contact avec elles, raison pour laquelle les bénévoles multiplient les maraudes.

Les espaces sanitaires, installés dans ces constructions modulaires, sont trop peu nombreux dans le camp. Et sans eau chaude. / © Mathilde Brazeau
Les espaces sanitaires, installés dans ces constructions modulaires, sont trop peu nombreux dans le camp. Et sans eau chaude. / © Mathilde Brazeau

Gynécologie sans frontières assure ses consultations et ses maraudes six jours sur sept sur ses fonds propres. Faute de subventions, l'association fait savoir qu'elle serait obligée de suspendre sa mission.

Mathilde Brazeau et Julie Radenac ont suivi une équipe lors d’un déplacement dans la jungle calaisienne. Voici leur reportage :
Gynécologie sans frontières
L’une de nos équipes a suivi, pour la première fois, les équipes de Gynécologie sans frontières dans les camps du Nord-Pas-de Calais. A l’origine de ce projet, le corrézien Claude Rosenthal.  - France 3 Limousin - Mathilde Brazeau et Julie Radenac. Montage Sébastien Bugeaud

Intervenants : Alexandra Duthe, sage-femme bénévole à Gynécologie sans frontières ; Thomas Charbonnier, gynécologue bénévole à GSF ; 

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