L'intersyndicale de BorgWarner ne participe pas à la réunion entre François Hollande, Bernard Combes et leur PDG

Les représentants des syndicats de BorgWarner ne comprennent pas qu’une réunion se tienne sans eux. Ils ont fait pression, sans succès,  pour participer à ce rendez-vous entre l’ancien président François Hollande, le maire de Tulle, Bernard Combes, et le PDG de BorgWarner, Frédéric Lissalde

© V. Agut
C’est une réunion qui concerne leur avenir, mais ils n’ont été pas conviés. Les représentants de l’intersyndicale de BorgWarner ont insisté, sans résultat, pour être intégrés à la discussion programmée ce lundi 6 juillet 2020 , par visio-conférence, entre l’ancien président François Hollande, le maire de Tulle, Bernard Combes, et le PDG de BorgWarner.

La société a beau être américaine, et son siège à Detroit, ville phare de l’industrie automobile aux Etats-Unis, le PDG de BorgWarner, Philippe Lissalde est bien connu en Corrèze, c’est un ingénieur français et il a dirigé le site d’Eyrein avant de gravir les échelons de la direction de l'équipementier automobile.
© BorgWarner

 

On veut du travail sur le site de BorgWarner, il y a moyen d’avoir du travail

Alexandre Brigoulet - délégué CGT



Les syndicats précisent qu’ils avaient déjà alerté Philippe Lissalde des difficultés de leur usine et qu’ils avaient posé la question d’une diversité de la production.
L’objectif des représentants des salariés est résolument le maintien de l’emploi sur le site. Durant les 4 mois à venir, l’entreprise va devoir présenter son projet de fermeture, expliquer ses motifs et travailler à la recherche de repreneurs. Une phase cruciale pour conserver l’outil de travail et l’emploi.
 

La moindre des choses, c’est que l’on rediscute tous ensemble pour aller sur la même route

Alexandre Brigoulet - délégué CGT



Ils craignent que les élus ne soient pas sur cette ligne, et privilégient une revitalisation du site, avec l’installation d’une hypothétique nouvelle industrie. Ils font confiance au maire de Tulle et à l’ancien président de la République, mais ils insistent sur ce point : il faut que tout le monde travaille dans la même direction.
 
Pour l''intersyndicale de BorgWarner, cil faut se battre pour maintenir les emplois dans l'usine actuelle ©FTV


La suppression annoncée de 368 emplois pose également la question des aides publiques allouées à l’entreprise BorgWarner. La région Nouvelle-Aquitaine a établi le récapitulatif des aides versées programmées ces 15 dernières années (aides votées par l’ex-région Limousin)- 2005 : aide à l’immobilier correspondant à l’implantation du site sur la zone de La MONTANE, sous la forme d’une subvention d’un montant de 2 M€
 
- 2008 - 2009 - 2011 : aides à la formation des salariés, sous la forme de subventions, respectivement d’un montant de 18 460 €, 15 600 € et 9 808 €
 
- 2014 : aides à l’investissement selon deux phases successives
o        1ère phase : 502.500 € scindé en 461.250 € pour le FEDER et 41.250 € sur crédits Région
o        2ème phase : 600.000 € sur crédit Région.
Complétées par une PAT (Prime d’Aménagement du Territoire) de 1.020.000 € pour la création de 68 emplois
Attention, du fait de la crise du constructeur allemand Volkswagen en 2015 (affaire « Dieselgate »), l’entreprise n’a pas pu remplir les engagements liés aux aides publiques accordées en 2014 (notamment en matière de création d’emplois). Celles-ci n’ont donc pas pu être versées.
 
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