Justine Vayrac : le village de Beynat en Corrèze sous le choc

Une cellule psychologique a été mise en place ce vendredi matin dans la commune où vivait le jeune ouvrier agricole mis en examen. Dans cette commune où le corps de le jeune femme a été retrouvé, les habitants font face à l'incompréhension et la tristesse.

Ce vendredi matin, une dizaine de personnes avaient déjà franchi la porte de la mairie de Beynat. C'est ici que la cellule psychologique a ouvert ses portes, à la demande du Maire et sur décision de la Préfecture, pour faire face au choc occasionné par la découverte du corps de Justine Vayrac, information confirmée ce jeudi soir par le procureur de la République de Limoges. 

Dans la petite commune corrézienne, prendre la parole est très difficile, car ici tout le monde connaissait l'auteur présumé des faits. Beaucoup ont confié à notre équipe sur place, hors caméra, vivre un tumulte d'émotions, entre incompréhension et tristesse. 

11 volontaires - infirmiers, psychologues, cadre de santé) du centre hospitalier de Brive et de Tulle accueillent les habitants qui souhaiteraient se confier au sein de cette cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP).

Lorsque survient un événement psycho-traumatisant, l’intervention rapide de médecins psychiatres, de psychologues et d’infirmiers préalablement formés et intégrés aux unités d’aide médicale urgente doit garantir une prise en charge immédiate et post-immédiate satisfaisante des victimes et permettre d’éviter l’installation des troubles de stress post-traumatique.

"La CUMP est en générale déclenchée dans le cadre d'accident où il y a plus de 5 victimes ou 5 personnes concernées donc là on est sur quelque chose d'un peu différent... Là, on est à Beynat, où tout le monde se connaît, ou il y a beaucoup d'émotions, parce ce que c'est quelqu'un qui est né dans le village, et ça créé une émotion particulière au niveau du village.

Valérie Asensio, coordinatrice de la cellule psychologique

"Cette tragédie va laisser des traces dans l'esprit de nos concitoyens", évoquait ainsi Jean-Michel Montel, le maire de la commune jeudi soir à l'issue de la mise en examen du jeune habitant de la commune. 

Une évaluation sera faite, à l'issue de cette journée, pour permettre de proposer, en plus de cette prise en charge ponctuelle, des rendez-vous avec des psychologues en cas de demande ou de besoin.