"On a eu un coup de cœur", ces néo-ruraux ont tout plaqué pour venir vivre en Corrèze

Ils ont quitté Lyon ou Nantes pour s’installer à la campagne et ils ont choisi la Corrèze. Ces néo-ruraux recherchent un mode de vie plus doux, proche de la nature et un retour à des valeurs plus simples comme l’entraide et le vivre-ensemble.

"On n’osait pas aller jusqu’en Corrèze, on se disait que c’était trop paumé…Puis finalement, on a poussé et puis on a eu coup de cœur". Julie Bonnet et Meryl Elise Manti se sont installées à Neuville près d'Argentat-sur-Dordogne, il y a à peine 8 mois. Un changement de vie rempli de nouveaux projets pour être autonomes financièrement.

La ville, ça faisait dix ans qu’on y était. On a fait ce qu’on avait à faire en ville, les études, la création d’entreprise et maintenant, on essaye d’écouter notre instinct. On avait envie de se rapprocher de nous, de la nature.

Julie Bonnet

Les deux ex-Lyonnaises ont aménagé un gîte, ont créé une entreprise de conseils à distance, pour les futurs créateurs d'entreprises alternatives et atypiques. Une activité qui leur permet de travailler partout. "On a commencé ça en février de cette année et on est super contentes. On ne savait pas trop ce que ça allait donner et aujourd’hui on en vit", raconte Julie Bonnet.

Un mode de vie en osmose avec la nature

Les deux trentenaires à l’énergie débordante ont choisi de vivre en totale osmose avec la nature, allant jusqu’à consommer moins pour dépenser moins, dans l’optique de préserver l’environnement. Méryl Elise Manti cuisine tout elle-même et n’utilise jamais de produits transformés : "Ce qui m’anime, c’est la cuisine végétarienne. Ça nous tient à cœur de limiter la viande."

On essaye d’avoir la vie la plus proche de la nature et la plus respectueuse de la nature. C’est pour ça qu’on fait le choix de consommer local, bio, sans pesticides pour le respect des producteurs locaux et de notre santé et de la planète.

Méryl Elise Manti

Des plats que Meryl concocte jusqu'aux travaux de la maison : tout est fait pour soutenir l'économie locale.

Vivre en communauté

À quelques kilomètres, Julien Lassourd a créé l'Union à Saint-Bazile-de-la-Roche. L’Union, c’est une micro-ferme qui tend vers l'autonomie : un potager, un bois, un poulailler.

"On fait du petit maraîchage sur sol vivant, c’est une micro-ferme où je bosse avec des WWOOFeurs, ce sont des gens qui viennent travailler deux trois semaines, un mois", explique Julien Lassourd. Ce projet associatif de l'ancien restaurateur nantais, est basé sur l'entraide. Réunir pour redonner vie au village. Il propose aussi des événements culturels et bientôt, un restaurant.

La ville ça commençait à être compliqué, je faisais venir des produits en camion dans mon restaurant et je me suis dit que c’était mieux de produire la nourriture au lieu où j’allais la vendre.

Julien Lassourd

Réunir les gens et le vivre-ensemble, c’est ce qui nourrit Julien Lassourd : "Quand je suis venu en Corrèze, on m’a dit que j’allais vivre en autarcie, j’ai répondu : non, je vais vivre en autonomie. Et l’autonomie ça ne s’acquiert pas tout seul. Un grand jardin comme ça si j’étais tout seul, je ne m'en sortirai pas".

Sa motivation est contagieuse au point que sa mère l'a suivi et à racheter une autre maison du village. "Je suis arrivée le 15 novembre 2020 et ça se passe simplement parce qu’ici, les gens sont calmes, c’est bienveillant", raconte Camille Duranteau.

Comme eux, 188 personnes accompagnées par la conciergerie "Corrèze accueil" du Conseil départemental, ont choisi la Corrèze pour changer de vie. 

Un reportage de BECCHETTI Camille et GOMES Tania

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