Équitation : la sécurité au centre de la Grande Semaine de Pompadour (19)

La cavalière Thaïs Meheust, durant la compétition du Grand Complet, au Haras du Pin (61), le 10 août 2019. / © Audrey Coeuret
La cavalière Thaïs Meheust, durant la compétition du Grand Complet, au Haras du Pin (61), le 10 août 2019. / © Audrey Coeuret

Après le décès de la cavalière Thaïs Meheust, le 7 septembre durant une compétition, la sécurité est plus que jamais au cœur des préoccupations de la Grande Semaine de Pompadour, du 12 au 15 septembre 2019.

Par Ariane Pollaert

Interview d'Ariane Littardi, directrice du Haras national de Pompadour.
Journalistes : Louise Pezzoli et Mathieu Beaudouin.

C'est le rendez-vous de l'année à Pompadour, en Corrèze. 

Pas moins de 300 de cavaliers et cavalières sont attendus à la Grande Semaine de Pompadour, jusqu'au dimanche 15 septembre 2019.

Mais cette année, la liesse est ternie par le décès de la jeune Thaïs Meheust, survenu le 7 septembre 2019, à la suite d'une chute lors de l’épreuve du Grand National de concours complet du Haras du Pin, dans l'Orne.

Les épreuves ont été décalées d'une journée, afin de permettre aux sportifs d'assister à la cérémonie, organisée à Irreville, dans l'Eure.
 

Le premier jour de la grande compétition de la cité corrézienne, l'émotion est encore palpable. 

Ariane Littardi, directrice du Haras national de Pompadour, précise que l'établissement a l'obligation d'avoir des urgentistes et des ambulances sur place. 
 

Le réglement est drastique sur la sécurité. Nous avons deux médecins sur place, dont un urgentiste spécialisé sur l'équitation, prêt à intervenir à tout moment. Deux ambulances sont également mobilisés. (Ariane Littardi)


"Il faut savoir que chaque chute nécessite l'intervention d'un médecin, même lorsque que le cavalier tombe sur ses deux pieds, souligne la directrice. L'absence de séquelle doit donc être vérifiée par un professionnel, même lorsque l'accident paraît bénin.

Avant chaque épreuve, plusieurs éléments doivent être vérifiés par des personnes habilitées.
 

Un chef de piste construit le parcours en fonction du niveau technique exigé, le directeur technique vérifie l'homogénéité et la sécurité des épreuves, et plusieurs commissaires vérifient la solidité de chaque obstacle. Ces derniers peuvent intervenir en cas d'incident, ils peuvent bloquer un cavalier qui est en difficulté


Un autre professionnel, le commissaire au paddock, contrôle le harnachement (fixation du casque, gilet de protection, etc.) auprès de chaque cavalier.

"Le airbag est encore facultatif, mais il déviendra sûrement obligatoire à terme", déclare Ariane Littardi, directrice du haras corrézien.

 

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